Une affaire d’actes d’ordre sexuel avec une enfant en appel
Contradictions dans les propos
Les faits remontent à l’année 1999. Le prévenu, aujourd’hui âgé de 44 ans, aurait fait subir à plusieurs reprises des attouchements sexuels à la fille de sa compagne, qui avait alors 11 ans. En première instance, les déclarations de la plaignante n’avaient pas totalement convaincu le Tribunal ; les juges avaient notamment relevé des contradictions dans ses propos tout en soulignant la constance du prévenu. L’accusé avait profité du bénéfice du doute et s’était vu libérer de toute charge.
Démêler le vrai du faux
Il s’agissait, lors de cette nouvelle audience, de déterminer qui de la plaignante ou du prévenu est le plus crédible. Le président de la Cour pénale, Daniel Logos, a tenté de déceler les incohérences des propos de chacun. Était-ce dans sa chambre où dans la chambre de sa mère que la plaignante a subi ces attouchements? L’homme peut-il vraiment affirmer qu’il ne s’est jamais retrouvé seul avec la jeune fille chez elle? Est-il vrai ou faux qu’un soir, la fille et sa mère ont dormi chez lui et avec lui, sur le canapé? Des questions de détail peut-être, mais en l’absence de preuve tangible, comme c’est presque toujours le cas dans ce genre d’affaires, ce sont ces détails qui permettront aux juges de se forger une opinion.
Le Ministère public a requis une peine privative de liberté de 12 mois avec sursis pendant 3 ans. La partie plaignante réclame en outre 8'000 francs de dommages, alors que la défense préconise l’acquittement. Le jugement sera rendu lors d’une audience ultérieure, après les vacances. /lbe








