Qu’est ce qu’ils ne vont pas trouver ?

Enfin, le printemps est arrivé. Avec lui, les pamphlets annexionnistes et séparatistes fleurissent. Ceux-là n’ont pas le charme bucolique des « cocattes » - les jonquilles – du côté de la Bise de Cortébert.

On serait plutôt dans un champ de fleurs vénéneuses au parfum incommodant.

Un certain Jean-Claude Crevoisier, domicilié à Delémont, cultive ces fleurs du mal.

Dans le Quotidien Jurassien du 4 mai, il étale généreusement une argumentation contre nature, forcée aux OGM sur les terrains vagues du Rassemblement jurassien (RJ).

Pour inciter les citoyennes et les citoyens du Jura bernois à tomber dans la fosse béante d’une constituante sulfureuse, il dresse un portrait du canton de Berne; plus caricatural, tu meurs.

Selon Terminator, le canton de Berne n’en a plus pour longtemps.

Financièrement mal en point, il doit imposer une cure d’austérité à ses régions dont les malheureux habitants survivants seront réduits à la misère.

Les tensions récurrentes entre les villes et les campagnes, écrit ce pourfendeur de l’Ours, vont dégénérer en nouvelle guerre des paysans – la dernière fois c’était en 1653 -: Berne, Thoune, Bienne, Langenthal, Moutier seront réduites en cendres.

A cela s’ajoute que l’Oberland va proclamer son indépendance d’un jour à l’autre.

Et l’Aar ? Polluée de la source jusqu’au Rhin, la rivière va tarir avant l’été.

Bien fait.

A côté du canton de Berne agonisant, celui du Jura affiche une santé arrogante. Ses communes ne sont pas financièrement exsangues, son hôpital en charpie, sa fonction publique à la pause-TV, ses BMW à la casse, son gouvernement en cours de perfectionnement, son parlement dans la cour de récré, le peuple au cinéma chinois.

Les friches de Jean-Claude Crevoisier n’expliquent pas l’acharnement de la classe politique jurassienne à vouloir mettre la main sur « le Sud », en dépit d’une forte propension à embellir la situation du canton.

En réalité, les élus savent que des mesures structurelles urgentes sont indispensables pour corriger les dérives de l’Etat du Jura.

Pour ces raisons essentielles, plus le fatras idéologique connu, Crevoisier et ses semblables font le forcing pour obtenir leur constituante.

C’est toute la motivation des conquérants du Nord: faire endosser au Jura bernois les frais politiques, sociaux, économiques, financiers des réformes obligées que les politiciens du Jura n’osent pas entreprendre.

A votre bon cœur Messieurs, Mesdames…

Tout le reste n’est que mauvaise littérature.

Force démocratique

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