Communiqué d'un membre du comité Notre Jura bernois

Après quelques froncements de sourcils, je commence presque à prendre plaisir aux arguments et rapports publiés par les partisans du oui le 24 novembre. Si le rapport publié par la République et Canton du Jura est intellectuellement et factuellement correct, les citoyens jurassiens doivent se poser très sérieusement la question de savoir s’ils n’auraient pas un intérêt certain à déposer un bulletin muni d’un « NON » dans l’urne le 24 novembre, histoire de ne pas compromettre leur bonheur en cherchant à s’allier à un si faible Jura bernois. Vous l’aurez sans doute compris, et le sondage publié par le Journal du Jura le démontre bien, que la population est bien moins bête qu’une partie des politiciens le pense. Il ne faut pas s’y méprendre, le 24 novembre nous allons (re)voter sur notre avenir institutionnel parce qu’une très petite minorité a fait perdurer une Question avec des moyens parfois pas très brillants. Question qui, pour beaucoup, n’en est plus une depuis bien longtemps et cela de part et d’autre de la frontière cantonale.

Bref, nous voterons quand même. Cependant, ce n’est pas une raison pour devenir amnésique. Il est tout de même utile de remarquer que ceux qui ont applaudi des deux mains le rapport de l’AIJ n’en parlent plus aujourd’hui et disent qu’ils veulent repartir avec une page blanche. Même si les citoyens oubliaient le rapport de l’AIJ, oublieraient-ils que ceux qui tiennent à nous marier ont applaudi, il n’y a pas si longtemps que ça, des destructeurs de monuments historiques, voir des criminels ? Si, parce que l’autoroute nous a rapprochés de l’Ajoie nous ne passons plus par les Rangiers, nous franchissons un peu plus souvent le pont de Büren a. A….

On va certainement me dire que c’est de mauvais goût de rappeler ces événements et j’en conviens dans la mesure où surtout en tant que chrétien, je suis invité à pardonner. Cependant, il aurait tout de même été de bon goût que la République et Canton du Jura présente une fois ses excuses pour la forme de caution qu’ils ont apportée à ces dérapages.

En conclusion : Pardonnons le passé et allons de l’avant ! Mais aller de l’avant ne signifie pas de perdre la mémoire, mais de dire NON le 24 novembre, parce que notre région a d’autres défis à relever que de discuter encore pendant des années sur l’éventuel déplacement d’une frontière cantonale !

Tom Gerber

Membre du comité Notre Jura bernois

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