Le véritable enjeu du 24 novembre

L’analyse objective de l’exercice démocratique auquel sont conviés les Jurassiens des deux cantons le 24 novembre conduit aux conclusions suivantes :

1. Un débat ouvert, apaisé et constructif au sein d’une Assemblée constituante ne constitue aucune menace pour la région. Placé sous l’égide de la Confédération et des cantons de Berne et du Jura, il est au contraire porteur de promesses d’avenir, dont celle de résoudre la Question jurassienne.

2. Une assemblée formée paritairement d’élus des deux régions, présidée par une personnalité du Jura bernois, assure à ce dernier le plein respect de son point de vue. Quant au Jura-République, l’expérience de la souveraineté cantonale reste le meilleur gage de sa capacité à un dialogue politique équilibré avec son voisin.

3. Le Jura bernois et la République et Canton du Jura comptent des responsables politiques aptes à hisser le niveau de la discussion là où il doit être, c’est-à-dire au-dessus des rancoeurs et des divisions du passé. Les intérêts de la région seront défendus avec la même vigueur de part et d’autre de l’actuelle frontière cantonale.

4. Au bout de la discussion, on aura ouvert une porte à la solution du conflit Berne-Jura, cela sans préjuger de la sanction ultérieure des populations concernées. Au surplus, on aura exploré et valorisé de nouvelles perspectives de coopération interjurassienne si la divergence du choix final devait s’imposer.

5. Le refus d’entrer en matière pour des raisons contraires au bon sens démocratique débouchera sur la relance de la Question jurassienne. Il favorisera en effet la mise en oeuvre du vote communaliste tel que l’ont prévu les deux cantons, vote qui conduira inévitablement au démantèlement du Jura bernois.

Déposons un « OUI » lucide et déterminé dans l’urne le 24 novembre.

Comité de campagne « Un Jura nouveau »

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