Les arguments du OUI se renforcent en vue du 24 novembre

Les protagonistes d’un NON le 24 novembre demandent pardon pour les évènements commis dans les années ’70, et c’est positif. Cependant, nous sommes en 2013, et les mêmes posent des affiches qui traitent les jurassiens de virus, de mafieux, et comparent une ministre à une sorcière, et ces excuses ne s’accompagnent pas du retrait de ces affiches, curieux non ? Mais cette campagne nous oblige à faire un bilan de situation sur les collaborations interjurassiennes et de répertorier plus de 70 associations, fondations et autres organisations sportives ou de soutien à la jeunesse, ceci mettant en avant l’utilité pour nos deux régions de collaborer étroitement. Devant ce constat, les mêmes qui ont attribué toutes les tares à l’AIJ et continuent de militer pour le NON, disent maintenant qu’il faudra continuer ces collaborations le 25 novembre, hors sans AIJ, tout un chacun sait que ces dernières, déjà rendues compliquées par le fait de ne pas former un seul canton, seront encore plus difficiles à réaliser sans cet espace privilégié de dialogue. Mais je voudrais aussi me pencher sur deux questions fondamentales qui ont trait avec le futur et l’incertitude, d’un côté on décrie la péréquation financière et on met en avant le statut particulier dont bénéficie le Jura bernois au sein du canton de Berne, de l’autre on insiste sur le fait que cette péréquation permettrait au Jura bernois d’obtenir 50 millions supplémentaires par année de la Confédération, et que le statut particulier privilégiant une région sur le dos des autres n’est pas un acquis à long terme dans le canton Berne. Alors sur quoi miser pour l’avenir, le maintien d’une péréquation financière qui fait ni plus ni moins le génie helvétique et le ciment de la Confédération, ou le maintien d’un statut particulier accordé par un canton à une région particulière ? Pour moi, le choix est clair pour l’avenir de ma région, et ce sera OUI le 24 novembre.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

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