Lettre au Ministre de la santé bernoise M. Philippe Perrenoud

Cher Ministre de la santé bernoise,

En tant qu'ancien camarade et président du PSJB, fier membre de cette base populaire du Jura bernois, je vais te tutoyer, car j’ai pour habitude de je jamais passer du «tu» au «vous», même si mon préopinant est devenu Ministre, ou devrais-je presque dire plutôt, vu les propositions de coupes sociales faites par ton gouvernement, «Sinistre» de la santé bernoise, mais ceci serait trop irrévérencieux (...).

Lors du débat organisé à Moutier ce lundi 28 octobre, et voyant que toi et ton camarade du PSJB très mal servis à l’applaudimètre, tu as manifesté ton énervement. Mais cher Philippe, sache que ce public, composé de prévôtois épris de liberté, est tout de même devenu très poli. En 1974, de tels propos tenus en prévôté vous auraient valu des pavés en travers de la figure, non? L’apaisement est donc devenu une réalité démentant les appels de l'UDC du Jura bernois en appelant au retour de la haine du jurassien le long de nos routes. C’est une bonne chose, même si dans cette campagne, le OUI est condamné à faire son «béni oui-oui» en laissant le NON commettre tous les outrages populistes,outrages qui terrorisent la population et rapportent dans les sondages. Pour les urnes nous verrons bien... Alors, qu’on retire ma signature de cette charte interjurassienne si cette dernière nous condamne à devoir nous taire ! Alors mon cher Philippe, n’en demande par trop aux prévôtois, car ils ne sont pas tous membres de l’UDC du Jura bernois, vociférant dans le sillage de leur leader de campagne,l’humaniste de la Panzerdivision Pierre-Alain Droz.

Enfin, même si ceci ne correspond pas aux coutumes de quelques élites népotiques du PSJB, tu auras constaté qu’en prévôté résiste une population peu adepte de la génuflexion devant leurs envahisseurs bernois, et même si ce sont des socialistes victimes du syndrome de Stockholm qui viennent prêcher la «bonne parole» du geôlier. Ici, l’enfumage du CJB et du statut particulier pour décorer les murs de la prison bernoise ne fonctionne pas. Donc, je crois qu’il serait bien que tu puisses le cas échéant aider à lever la patte de cet ours sur la ville de mon enfance pour lui rendre sa liberté afin de pouvoir envisager son avenir en dehors de ce canton qui s’apprête à décapiter nos acquis sociaux. Pas besoin de vos béquilles artificielles, ni de génuflexions serviles pour ces prévôtoises et ces prévôtois lucides, épris de liberté et je le crois suffisamment matures pour pouvoir opérer des choix judicieux pour leur avenir. Non, pas besoin de tout ça. Alors si le reste de mon Jura resté bernois ne suit pas la voie de la liberté, que les prévôtois s’en aillent librement dans ce nouveau pays qui leur tend déjà les bras.

Avec mes salutations de jeune prévôtois, militant et solidaire,
Frédéric Charpié

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