DE LA NÉCESSITÉ D’ALLER VOTER

Pourquoi voter NON le 24 novembre ? Vous avez récemment reçu, dans vos boîtes aux lettres, un document rédigé par le Groupe Sanglier présentant de nombreux arguments plaidant le rejet de l’aventure séparatiste d’un « Jura nouveau ». Nous sommes convaincus que l’appartenance bernoise du Jura bernois s’inscrit dans la continuité. Ainsi, autant les liens historiques, le contexte politique et économique actuel que les perspectives d’avenir font pencher la balance pour inscrire un NON sur votre bulletin de vote.

Outre les arguments relatés dans notre tous-ménages, les faits suivants sont à relever.

Il est intéressant de constater que le naturel militant des partisans d’un Jura réunifié revient au galop à deux semaines du scrutin. Alors que ceux-ci ont tenté toutes les courbettes et discours séducteurs auprès de l’électorat du Jura bernois, c’est maintenant les menaces et les insultes qui refont surface : « Il n’y aura jamais de résolution de la question jurassienne si le corps électoral s’exprime la tête dans le sac et ignore la vraie portée du scrutin auquel il participe », « Induire les gens en erreur revient à ôter toute légitimité à un vote résultant d’un malentendu ou d’une dissimulation sciemment entretenue ». Ces paroles sont celles de Jean-Pierre Aellen, président de campagne du Mouvement autonomiste jurassien. Tenir de tels propos revient à traiter les partisans du NON de véritables imbéciles qui n’ont rien compris aux enjeux du vote. Plus grave, ces propos annoncent déjà qu’un résultat défavorable à la réunification ne sera pas accepté. Déni de démocratie, voilà ce dont il s’agit !

Car ce « oui pour voir », argument principal de la campagne séparatiste qui « n’engage à rien », si ce n’est « faire preuve d’ouverture » et « discuter en repartant d’une page blanche » est mensonger à bien des égards.

Outre le fait que la discussion a déjà eu lieu au sein de l’AIJ et se poursuit désormais dans la campagne politique (le débat c’est maintenant !), il est totalement impensable d’ouvrir une page blanche et faire disparaître d’un coup de baguette : les millions des dettes jurassiennes, les casseroles de son administration, les structures existantes d’un côté comme de l’autre, les privilèges et les « places » que certains ne voudront pas abandonner, et plus grave, oublier les actes terroristes tels que l’incendie du pont de Büren ou la destruction de la Sentinelle des Rangiers pour lesquelles notre population n’a jamais reçu d’excuses ? Et tout ça pour quoi ? Pour vivre dans un canton dont les promoteurs se réjouissent déjà qu’il sera largement dépendant de la péréquation financière fédérale ?! Cette page blanche est déjà écrite, et comme on dit chez nous, ça sent le sapin !

Enfin, prétendre que voter « oui pour voir » n’engage à rien tient tout bonnement du délire, car il suffit de rappeler ce que contient la déclaration d’intention de février 2012 signée par les Gouvernements bernois et jurassien : « Le conflit jurassien au sens de l’Accord du 25 mars 1994 est considéré comme réglé lorsque les processus décrits dans la présente déclaration [vote global puis vote des communes qui en feraient la demande] sont arrivés à leur terme. L’Accord du 25 mars 1994 devient alors caduc et l’Assemblée interjurassienne est dissoute. Si un nouveau canton ne voit pas le jour, les relations interjurassiennes sont maintenues dans un esprit confédéral. Les deux gouvernements poursuivent un dialogue de qualité ».

Nous avons donc le sentiment profond qu’il est nécessaire de mettre fin à la question jurassienne le 24 novembre. Pour y parvenir, voter NON est la seule solution. Voter NON permettra à nos deux régions de repartir sur de meilleures bases et de collaborer sans arrière-pensées. Aujourd’hui au XXIe siècle, il est temps de dépasser et non pas déplacer des frontières, dans le respect de nos particularités !

Groupe Sanglier

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