Lausanne: la salle du Métropole version Michael Drieberg

Lausanne: la salle du Métropole version Michael Drieberg

Photo: Keystone

Le Métropole à Lausanne s'apprête à prendre un nouveau départ sous la férule de l'organisateur de spectacles genevois Michael Drieberg. Avec une programmation plus étoffée, la salle pourrait concurrencer d'autres lieux de spectacles lémaniques.

Après un an et demi de fermeture, due à des travaux, le Métropole va rouvrir ses portes le 4 octobre avec un concert de Morrissey, une figure de la pop anglaise. La salle a été repeinte. Mais l'effort a surtout porté sur les conditions d'accueil du public et des artistes, avec de nouvelles loges et un hall d'entrée rue de Genève.

Le principal changement concerne la gestion de la salle, désormais confiée au Genevois Michael Drieberg, ancien opposant farouche à la taxe lausannoise sur le divertissement. 'Grâce à une exploitation hyper-dynamique, on espère faire revivre ce lieu, avec une comptabilité équilibrée', a expliqué mardi devant la presse Daniel Brélaz, syndic de Lausanne et membre de la Fondation Métropole.

Tombé en amour

'Vingt ans après avoir inauguré l'Arena à Genève, je n'aurai pas imaginé gérer une nouvelle salle', a raconté Michael Drieberg. Le lieu l'a séduit: idéalement situé au coeur de la Suisse romande - avec le franc fort le public français ne vient plus en Suisse -, ancré au centre-ville avec son animation et ses transports publics, de plus une salle Art Déco classée, modulable jusqu'à 2000 places debout, au plancher incliné et à l'acoustique 'exceptionnelle'.'Je suis tombé en amour', dit-il.

Live Music Production (LMP), la société de Michael Drieberg, est locataire de la salle pour dix ans. Il voit grand et le dit avec emphase: 'Le Métropole sera à la Suisse romande ce que l'Olympia est à Paris'. Il vise 100 à 150 jours d'activités par an d'ici 2016-2017, lorsque la salle aura atteint son rythme de croisière.

Tous les genres

Danse, classique, humour, théâtre, spectacles pour les enfants, concerts de tous les styles musicaux: il y aura des spectacles de tous les genres pour tous les publics. 'On a resigné avec tous les locataires de la salle comme le festival Metropop ou l'orchestre Sinfonietta', a lancé M. Drieberg, pour couper court aux critiques.

L'Orchestre de Chambre de Lausanne (OCL) reste l'orchestre en résidence et il disposera de la salle pour ses concerts et ses répétitions. Le prix des locations a été augmenté, mais il est conforme au prix du marché, selon Yves Braunschweig, président de la Fondation Métropole. La salle ne vivra pas que de ses locations, mais aussi du sponsoring et de la publicité.

Concurrence

Reste que l'offre se développe à Lausanne, et qu'elle va encore s'étoffer avec l'arrivée d'Opus One, rival de LMP installé à Nyon et lié au Paléo, qui cogérera dès 2016 le Théâtre de Beaulieu (1800 places assises). La concurrence pourrait être rude entre les deux lieux de spectacles et avec les autres scènes lémaniques.

Daniel Brélaz n'y croit guère: 'Cela va un peu pénaliser le Théâtre du Léman à Genève et marginalement toucher Montreux, Morges et éventuellement le Théâtre du Jorat. Mais cela va aussi créer une dynamique. Des artistes vont revenir dans la région, ce qui va améliorer la fréquentation globale', estime-t-il.

/ATS
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