Camp de Yarmouk: l'ONU dépêche un émissaire à Damas

Pierre Krähenbühl à Damas pour évoquer l'aide au camp de Yarmouk

Photo: Keystone

Le commissaire général de l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), le Suisse Pierre Krähenbühl, devait se rendre d'urgence à Damas. Dans la foulée, il doit visiter dimanche les déplacés de Yarmouk installés dans des écoles de Damas.

Ce camp est situé à sept kilomètres seulement du centre de Damas, fief du régime du président Bachar al-Assad. Des civils sont bloqués à Yarmouk, contrôlé en grande partie par l'Etat islamique (EI). Au total, quelque 18'000 civils sont pris au piège des combats dans ce camp de réfugiés palestiniens pris d'assaut le 1er avril dernier par l'EI.

Les groupes palestiniens armés tentent, au prix de violents heurts, d'empêcher la prise totale du camp par les djihadistes dont les positions sont en outre bombardées par l'aviation du régime syrien. Parmi les réfugiés pris au piège se trouvent 3500 enfants, selon les informations fournies par l'agence onusienne.

'Yarmouk reste sous contrôle de groupes armés et la vie des civils continue d'être menacée par les conséquences du conflit armé dans cette zone', indique le communiqué de l'ONU.

Le régime syrien a affirmé qu'une opération militaire s'imposait dans le camp, une annonce appuyée initialement par les factions palestiniennes, avant que l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) du président Mahmoud Abbas ne se rétracte.

Gare à 'un massacre'

M. Krähenbühl doit discuter dimanche avec le gouvernement syrien sur les moyens de fournir les aides humanitaires aux habitants du camp. Il rencontrera aussi l'émissaire adjoint de l'ONU pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, dont la prochaine visite à Damas a été annoncée vendredi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a mis en garde récemment contre 'un massacre' à Yarmouk.

Depuis 2012, le camp, qui est en réalité un grand quartier du sud de Damas, est un champ de bataille entre forces du régime et rebelles syriens, appuyés chacun par des groupes palestiniens. Les groupes rebelles sont sortis ensuite du camp mais le régime y impose depuis 2013 un siège asphyxiant provoquant une sévère pénurie alimentaire.

/ATS
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