Des milliers de policiers protègent la Gay pride à Kiev

Des milliers de policiers protègent la Gay pride à Kiev

Photo: Keystone

Plus de 700 militants des droits des homosexuels ont défilé dimanche sous très haute protection policière au centre de Kiev, la capitale de l'Ukraine. C'est la troisième gay pride de l'histoire de cette ex-république soviétique où l'homophobie reste très répandue.

Pour la première fois, le rassemblement a eu lieu en plein centre-ville et un dispositif sécuritaire inédit a été mis en place. Plusieurs milliers de policiers et membres de la Garde nationale, subordonnée au ministère de l'Intérieur, ont assuré le bon déroulé de la marche, qui a duré une vingtaine de minutes.

Plusieurs participants ont brandi des pancartes où il était écrit 'KyivPride' ou des bannières où l'on pouvait lire 'Les droits des LGBT (lesbienne, gay, bi-sexuels et transsexuels, ndlr) = les droits de l'Homme'. Nombre de participants portaient des drapeaux aux couleurs de l'arc-en-ciel ou des drapeaux ukrainiens. Certains ont scandé 'les droits de l'Homme, avant tout!'.

Opposants neutralisés

La police craignait des heurts, comme l'an passé, avec des militants ultranationalistes. Avant le début de la marche, vers 09h00, cinq personnes avaient brandi une pancarte où il était écrit 'Kiev est opposé à la propagande de la sodomie, je suis contre la gay pride en Ukraine'. Mais les policiers les ont rapidement neutralisées et mises à l'écart du rassemblement.

L'homosexualité, qui était punie par la loi en URSS, reste très stigmatisée en Ukraine, où l'Église orthodoxe a une forte influence.

La première gay pride dans l'histoire de l'Ukraine indépendante a eu lieu en 2013, réunissant près de cent personnes à Kiev. En 2014, la 'marche de l'égalité', nom officiel du rassemblement, avait été annulée, la police ayant refusé d'en assurer la sécurité.

En 2015, la gay pride a été organisée dans un lieu dévoilé à la dernière minute, loin du centre-ville, par crainte de débordements. Elle avait réuni une centaine de militants pendant une dizaine de minutes, avant de dégénérer avec des jets de pierres et d'ordures. Ces heurts provoqué par des ultranationalistes avaient causé au moins une dizaine de blessés et 25 interpellations.

/ATS
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