Environ 70'000 personnes pourraient être coincées en Grèce en mars

Environ 70'000 personnes pourraient être coincées en Grèce en mars

Photo: Keystone

La Grèce craint que le nombre de migrants bloqués sur son sol n'atteigne les 70'000 en mars en raison des quotas des pays des Balkans. Quelque 6500 migrants étaient bloqués dimanche au poste-frontière d'Idomeni, dans le nord de la Grèce, à la frontière macédonienne.

'Selon nos estimations, le nombre de ceux qui seront pris au piège dans notre pays s'établira entre 50'000 et 70'000 personnes le mois prochain', a déclaré dimanche le ministre grec de la politique migratoire Yiannis Mouzalas. 'Aujourd'hui, il y a 22'000 réfugiés et migrants' en Grèce, a-t-il dit à la chaîne de TV Mega Channel.

M. Mouzalas espère que l'afflux finira par ralentir quand l'information sur les nouvelles restrictions parviendra en Turquie d'où partent la majorité des migrants. 'Nous préparons une campagne d'information à destination de la Turquie', a-t-il dit. Il estime que cette initiative, ajoutée au déploiement de navires de l'OTAN en mer Egée, devrait réduire le nombre des arrivées en Grèce de 70%.

La Macédoine n'a laissé passer samedi que 300 personnes depuis le camp d'Idomeni prévu pour en accueillir 1500, Skopje ayant décidé la semaine dernière de refuser l'accès à son territoire aux Afghans et de renforcer le contrôle des documents d'identité pour les Syriens et les Irakiens.

La situation devrait s'aggraver ces prochains jours car la Slovénie et la Croatie, membres de l'UE, ainsi que la Serbie et la Macédoine ont annoncé vendredi limiter désormais à 580 le nombre quotidien d'hommes, de femmes et d'enfants transitant vers l'Europe du Nord.

Sondage contrasté

Un sondage publié dimanche dans le journal grec To Vima indique que pour 21% des Grecs la principale responsabilité de la crise migratoire revient à l'UE. Le même pourcentage l'attribue aux troubles dans le monde arabe. Par ailleurs, 92% des Grecs jugent insuffisant le soutien de l'Union européenne à la Grèce et 60% souhaitent que leur pays reste dans l'espace de Schengen.

Enfin, 67% des personnes interrogées disent ressentir de la compassion pour les réfugiés, mais 55% ne souhaitent 'plutôt pas' qu'ils s'établissent en Grèce.

/ATS
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