Etats-Unis: Hillary Clinton au Congrès pour l'affaire Benghazi

Etats-Unis: Hillary Clinton au Congrès pour l'affaire Benghazi

Photo: Keystone

L'ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton s'expliquer à nouveau jeudi au Congrès sur les attaques de Benghazi (Libye). L'affaire est perçue comme un scandale pour les républicains. Les démocrates dénoncent eux un outil de propagande anti-Clinton.

La candidate favorite à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2016 témoigne à partir de 16h00 suisse devant une commission spéciale. Celle-ci a été créée l'an dernier par la majorité républicaine de la Chambre des représentants pour enquêter sur la double attaque contre les intérêts américains à Benghazi, grande ville de l'Est libyen, la nuit du 11 septembre 2012.

L'audition est un événement politique. Des dizaines de personnes faisaient la queue plus de deux heures auparavant dans l'espoir d'obtenir un siège dans la salle. La police, très présente, a dépêché des démineurs, et les chaînes d'information américaines devraient retransmettre l'audition en direct.

L'ambassadeur américain Chris Stevens, un employé diplomatique et deux agents de la CIA avaient péri dans les attaques. Les assaillants, de présumés islamistes lourdement armés, avaient facilement violé l'enceinte diplomatique et incendié la villa de l'ambassadeur, puis attaqué l'annexe de la CIA au mortier - une opération apparemment planifiée.

Plus de 50 personnes interrogées

Trois ans après, l'affaire continue d'être associée négativement à celle qui dirigeait alors le département d'Etat. Sa prestation jeudi pourrait donner des munitions à ses adversaires en cas de maladresse, mais aussi la renforcer si les républicains se comportaient de façon trop partisane ou agressive, ou échouaient à découvrir de nouveaux faits.

Hillary Clinton a déjà témoigné devant les commissions des Affaires étrangères du Congrès pendant une journée en janvier 2013. Des auditions tendues, où elle avait dit assumer la responsabilité de l'incident. Jeudi, elle devra une nouvelle fois expliquer aux élus pourquoi le département d'Etat avait refusé dans les mois précédents de renforcer le personnel de sécurité, malgré plusieurs attentats contre des diplomates étrangers.

Mais si les intentions de départ de la commission Benghazi sont nobles, les démocrates déplorent un acharnement partisan contre leur meilleur espoir pour la présidentielle de 2016. 'Notre commission n'enquête pas sur la secrétaire Clinton', a répété dimanche Trey Gowdy, l'ancien procureur qui préside la commission Benghazi. Il a insisté sur le fait que sa commission avait interrogé 54 personnes et découvert des milliers de nouveaux documents.

/ATS
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