Frontière gréco-macédonienne: 6000 migrants bloqués

Frontière gréco-macédonienne: 6000 migrants bloqués

Photo: Keystone

La frontière gréco-macédonienne a été à nouveau fermée lundi après que 300 migrants eurent tout de même été autorisés à passer à l'aube en Macédoine. Le nombre de familles de migrants et de réfugiés bloquées côté grec s'élève désormais à plus de 6000 personnes.

Les 300 migrants et réfugiés qui ont pu passer la frontière étaient surtout des Irakiens et Syriens, a indiqué lundi la police grecque. Une réunion ministérielle extraordinaire doit avoir lieu à Athènes ce lundi pour élaborer un plan 'd'urgence' afin de parer au problème, ont indiqué les médias grecs.

Athènes n'a cessé de protester contre les décisions 'unilatérales' de certains pays de l'Union européenne, notamment l'Autriche, en matière de crise migratoire. Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé vendredi 'à un partage proportionnel' des responsabilités par tous les pays membres pour préserver l'union dans l'Europe.

Dimanche, la Macédoine n'avait laissé quasiment aucun migrant traverser la frontière alors que la veille, 300 Irakiens et Syriens, ont été autorisés à fouler le sol de ce pays. La Macédoine est le premier pays sur la route des Balkans, empruntée par les migrants qui arrivent sur les îles grecques en provenance des côtes turques et à destination des pays de l'Europe centrale et du Nord.

Vienne n'a pas de leçon à recevoir

La ministre autrichienne de l'Intérieur Johanna Mikl-Leitner a par ailleurs affirmé lundi à l'agence de presse autrichienne APA que Vienne n'avait 'de leçon à recevoir de personne' dans la crise des migrants, en réponse aux critiques de Berlin et d'Athènes sur les restrictions adoptées par l'Autriche et les pays balkaniques.

Elle a rappelé que son pays était celui, après la Suède, qui accueillait le plus de migrants par habitant au sein de l'UE.

'Il ne faut pas parler de pression (migratoire) à l'Autriche', a ajouté Mme Mikl-Leitner, régissant notamment aux cris d'alarme d'Athènes, qui dénonce des risques d'engorgement en Grèce. Elle a indirectement répondu aussi à la chancelière allemande Angela Merkel, qui a reproché dimanche à l'Autriche et à ses voisins balkaniques d'avoir agi 'arbitrairement' en limitant les passages.

Mme Mikl-Leitner a rappelé que c'est l'Allemagne qui, sans l'afficher, a commencé dès décembre à filtrer les migrants à sa frontière autrichienne.

/ATS
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