Hollande: Assad n'est « pas un interlocuteur crédible »

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Photo: Keystone

François Hollande a réaffirmé jeudi que Bachar al-Assad, 'principal responsable du malheur de son peuple', n'était 'pas un interlocuteur crédible pour lutter contre Daesh (autre appellation du groupe Etat islamique) et préparer l'avenir de la Syrie'. Le président français recevait le chef de la coalition nationale syrienne Khaled Khoja.

Lors de l'entretien avec M. Khoja, François Hollande a également 'souligné la nécessité d'oeuvrer sans relâche à la relance du processus de Genève pour une transition politique en Syrie', a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Selon lui, il s'agit de la 'seule solution possible pour rassembler le peuple syrien, répondre à ses aspirations légitimes, éradiquer les groupes terroristes et rétablir la paix civile', ajoute le communiqué.

Interrogé par des journalistes à l'issue de l'entretien, Khaled Khoja a indiqué qu'un départ du pouvoir du président syrien n'avait 'jamais été une condition, même à Genève' lors des négociations de juin 2012.

Vers un nouveau régime

A l'époque, la communauté internationale s'était mise d'accord pour une sortie de crise, jamais concrétisée, prévoyant la mise en place d'un gouvernement transitoire ayant les pleins pouvoirs exécutifs, regroupant des éléments du régime et de l'opposition.

'Notre but ultime est d'être débarrassés de Bachar al-Assad, mais ce n'est pas une condition préalable au début du processus (de négociations). En revanche, il est nécessaire que ce processus conduise à un nouveau régime et une nouvelle Syrie libre', a souligné M. Khoja.

Le chef de l'opposition est un Turkmène de 50 ans qui a quitté la Syrie dans les années 1980, après deux séjours en prison, et qui a vécu en exil en Turquie.

Soutien politique et opérationnel

Lors de l'entretien, le président français a aussi 'rappelé que Bachar al-Assad était le principal responsable du malheur de son peuple et de la montée des groupes terroristes en Syrie' et n'était 'donc pas un interlocuteur crédible pour lutter contre Daesh et préparer l'avenir de la Syrie', a indiqué l'Elysée dans son communiqué.

/ATS
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