L'Afrique de l'Est demande un report des élections au Burundi

L'Afrique de l'Est demande un report des élections au Burundi

Photo: Keystone

'Profondément inquiets de l'impasse' actuelle au Burundi, les pays d'Afrique de l'Est ont demandé dimanche un report des élections d'au moins un mois et demi. Mais ils se sont abstenus de se prononcer sur la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat.

Réunis en sommet à Dar es Salaam, les chefs d'Etat de la région ont appelé 'à un long report des élections' censées avoir lieu vendredi, 'pas moins d'un mois et demi'. Ils ont exigé de 'toutes les parties burundaises qu'elles mettent fin aux violences'.

Les pays est-africains demandent également 'au désarmement urgent de tous les mouvements de jeunesse armés' et 'encouragent le gouvernement burundais à créer toutes les conditions nécessaires pour le retour des réfugiés (burundais) dans leur pays'.

Cette déclaration a été lue par le secrétaire général de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC), Richard Sezibera, en présence des présidents ougandais Yoweri Museveni, tanzanien Jakaya Kikwete, kényan Uhuru Kenyatta et sud-africain Jacob Zuma. A noter l'absence du président rwandais Paul Kagame, pourtant incontournable dans la région.

Nkurunziza pas présent

Les participants au sommet ont encore 'accueilli positivement le retour à l'ordre constitutionnel', après la tentative de coup d'Etat manqué contre M. Nkurunziza le 13 mai, alors qu'avait lieu un premier sommet est-africain sur la crise burundaise, déjà à Dar es Salaam.

Pour les pays de la région, ces demandes qui ne se prononcent pas sur M. Nkurunziza doivent contribuer à obtenir du pouvoir burundais un minimum de garanties dans la préparation des élections, 'de laisser les partis politiques et les médias travailler et s'exprimer librement', selon un diplomate.

La réunion était jugée cruciale parce que le blocage est total entre le camp présidentiel et les manifestants hostiles à la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat à l'élection présidentielle du 26 juin. Avant le sommet, des consultations au niveau ministériel avaient eu lieu samedi et dimanche matin.

Le Burundi était représenté par son ministre des Relations extérieures, M. Nkurunziza étant resté au Burundi, officiellement pour y 'faire campagne'.

/ATS
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