La Commission européenne passe à l'offensive contre Google

La Commission européenne passe à l'offensive contre Google

Photo: Keystone

La Commission européenne est passée mercredi à l'offensive contre Google. Elle accuse le géant américain d'abus de position dominante dans la recherche sur internet, après avoir cherché pendant des années la voie de la conciliation.

La Commission européenne a aussi ouvert une enquête distincte pour déterminer si Google n'enfreignait pas les règles européennes de concurrence avec son système d'exploitation pour téléphone portable Android.

'Je crains que l'entreprise n'ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l'Union européenne (UE) en matière d'ententes et d'abus de position dominante', a déclaré la commissaire européenne chargée de la Concurrence, Margrete Vestager. Elle va ensuite s'envoler aux Etats-Unis pour une visite de deux jours.

Laisser le choix

'L'objectif de la Commission est d'appliquer les règles européennes (...) de manière à ce que les entreprises opérant en Europe ne privent pas artificiellement les consommateurs européens d'un choix aussi large que possible ou n'entravent pas l'innovation', a assuré Mme Vestager. Elle refuse d'y voir un bras de fer Europe/Etats-Unis.

'Mes enfants et moi-même ne nous disons jamais que telle entreprise est européenne ou américaine. Nous utilisons Google car il offre de très bons produits', a-t-elle même lancé devant la presse.

'Communication de griefs'

Concrètement, la Commission craint que les utilisateurs de Google, qui représente 90% des recherches sur internet dans la plupart des pays d'Europe, 'ne voient pas nécessairement les résultats les plus pertinents en réponse à leurs requêtes'.

Bruxelles a fait parvenir une 'communication de griefs' au groupe de Mountain View. Celui-ci dispose désormais de dix semaines pour répondre.

'Google a la possibilité de convaincre la Commission du contraire. Toutefois, si l'enquête devait confirmer nos craintes, Google devrait en assumer les conséquences juridiques et modifier la façon dont elle conduit ses activités en Europe', a estimé Mme Vestager.

Une solution à l'amiable est toujours possible. Mais, dans le pire des cas, Google pourrait écoper d'une amende équivalent à 10% de son chiffre d'affaires et dépassant donc les 6 milliards de dollars (5,85 milliards de francs).

/ATS
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