La France et l'Europe doivent se préparer à de nouvelles répliques

Suite des perquisitions en France et en Belgique

Photo: Keystone

Près de 170 perquisitions ont été menées dans la nuit de dimanche à lundi en France. La chasse aux djihadistes se poursuit également dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles. François Hollande doit prononcer un discours à Versailles dans l'après-midi.

Vingt-trois personnes ont été interpellées lors des 168 perquisitions administratives effectuées dans la nuit dans de nombreuses villes françaises et des armes ont été saisies, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Dans le même temps, la France a décrété 104 assignations à résidence de personnes faisant l'objet de 'l'attention particulière' des services spécialisés, a-t-il précisé dans la matinée lors d'une déclaration à la presse.

Les perquisitions autorisées en pleine nuit par l'état d'urgence ont permis la saisie de 31 armes, dont quatre de guerre, ainsi que d'un lance-roquettes et de vêtements militaires. Les opérations se sont déroulées au total dans 19 départements et de nombreuses villes, principalement à Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille et Toulouse, a encore précisé Bernard Cazeneuve.

Moleenbeek dans le viseur

Parallèlement, la police belge effectuait une nouvelle perquisition à Molenbeek, un des quartiers pauvres de Bruxelles. L'information a été confirmée par la radio-TV belge sur son site internet. 'Des policiers rassemblés en nombre lancent des sommations devant un immeuble de la rue Delaunoy', a indiqué la RTBF. Des interpellations liées aux attentats ont déjà eu lieu ce week-end en Belgique.

Reste que les services antiterroristes restaient toujours sans nouvelle de l'un des kamikazes qui serait toujours en fuite. La justice belge a émis un mandat d'arrêt international et la police française a lancé un appel à témoin à l'encontre de cet 'individu dangereux'. Celui-ci a été identifié comme ayant loué une Polo noire immatriculée en Belgique et retrouvée garée devant le Bataclan.

Cinq exécutants identifiés

Les enquêteurs poursuivaient leurs investigations sur les 'trois équipes de terroristes' qui auraient, selon la justice, mené ces attaques coordonnées à Paris. Deux nouveaux 'terroristes tués' ont été identifiés, a annoncé le procureur de Paris François Molins.

L'un d'eux, assaillant vendredi soir de la salle de spectacles du Bataclan, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international dans un dossier de terrorisme, a-t-il détaillé. Samy Amimour, 28 ans, était originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis). 'Il est connu de la justice anti-terroriste pour avoir été mis en examen en 2012 pour association de malfaiteurs terroriste (projet de départ avorté vers le Yémen) et placé sous contrôle judiciaire', a précisé le parquet.

Il est apparu en violation de son contrôle judiciaire à l'automne 2013 et un mandat d'arrêt international a alors été délivré, a ajouté le parquet. Trois personnes de son entourage familial ont été placées lundi matin en garde à vue. Un autre des kamikazes a été identifié lundi. Ce dernier s'était fait exploser près du Stade de France. Un passeport syrien a été retrouvé près de son cadavre.

Les trois premiers kamikazes morts dans les attaques avaient été identifiés précédemment. Il s'agit d'un Français de Courcouronnes, dans le département de l'Essonne, ainsi que deux autres Français résidant en Belgique.

'Planifié depuis la Syrie'

A 16h00, le président François Hollande s'adressera aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles pour 'rassembler la Nation'. La France va 'vivre longtemps' avec la menace du terrorisme et doit se préparer à la possibilité de 'nouvelles répliques' dans 'les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent', a d'ores et déjà prévenu Manuel Valls. 'Cet attentat a été organisé, pensé, planifié depuis la Syrie', a encore affirmé le Premier ministre.

/ATS
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