La Grèce promet un premier « hotspot » à Lesbos sous dix jours

La Grèce promet un premier

Photo: Keystone

La Grèce s'est engagée samedi auprès de ses partenaires européens à ouvrir sous dix jours à Lesbos son premier 'hotspot'. Athènes a aussi indiqué avoir entamé des discussions avec la Turquie pour tenter de mieux maîtriser les flux migratoires.

Ces assurances ont été fournies par le gouvernement grec lors d'entretiens avec le commissaire européen aux questions migratoires, Dimitris Avramopoulos, et le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, dont le pays assure la présidence de l'UE.

'Nous allons tenir nos engagements', qui prévoient à terme la création de cinq 'hotspots' (centre d'accueil et d'enregistrement des migrants, ndlr) sur les îles de Lesbos, Kos, Samos, Chios et Léros, premières étapes en face des côtes turques pour les migrants en route vers l'Europe, a assuré lors d'une conférence de presse le ministre grec à la politique migratoire, Iannis Mouzalas.

Condition sine qua non

Le premier centre d'accueil et d'enregistrement ouvrira 'd'ici dix jours' à Lesbos, l'île d'Egée orientale qui concentre le plus grand nombre d'arrivées, a précisé M. Asselborn. Ce dernier a rappelé que l'Union européenne 'est prête à fournir une aide financière et logistique' à la Grèce pour faire fonctionner ces installations.

Il a annoncé une nouvelle visite 'à Lesbos vendredi', avec M. Avramopoulos, pour 'donner tout notre soutien au fonctionnement des hotspots'. M. Asselborn a encore indiqué que la mise en place de ces centres, destinés à opérer le tri entre réfugiés et migrants économiques, était la condition du partage européen de la prise en charge des flux. Les plans européens prévoient la 'relocalisation' dans les autres Etats-membres de 70'000 réfugiés arrivés en Grèce.

Sur le bon chemin

Au vu de l'ampleur prise par l'afflux migratoire, avec plus de 400'000 arrivées en Grèce depuis janvier, 'il sera long et difficile de trouver des solutions' a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, mais 'nous sommes sur le bon chemin'.

Pour au moins ralentir les arrivées, l'UE 'incite' la Grèce et la Turquie à 'concrétiser' une coopération bilatérale , a-t-il encore indiqué. 'Il n'y a pas de plan précis de l'UE' en la matière, a toutefois affirmé le ministre, alors que l'UE négocie aussi avec la Turquie un 'plan d'action' pour tenter de maîtriser les flux.

La Grèce 'a entamé des discussions' en ce sens avec la Turquie, a annoncé de son côté M. Mouzalas, indiquant qu'il devait rencontrer son homologue turc à ce sujet mercredi prochain à Istanbul.

/ATS
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