La Russie accuse les rebelles de se servir d'armes chimiques à Alep

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a adopté vendredi une résolution condamnant l'emploi d'agents toxiques par le régime syrien et l'EI. La Russie dit elle avoir trouvé les preuves de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles à Alep.

Le conseil exécutif de l'OIAC a adopté la résolution, d'inspiration américaine, par 28 de ses 41 membres, réunis à huis clos, a précisé une source proche des discussions.

L'Allemagne, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont notamment voté pour ce texte que quatre pays - la Russie, la Chine, l'Iran et le Soudan - ont rejeté. Il y a eu neuf abstentions.

'Il existe une volonté claire parmi la communauté internationale de tenir responsables de leurs actes ceux qui ont utilisé ces armes ignobles', a commenté le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, dans un communiqué.

Une enquête internationale menée sur treize mois par l'OIAC et l'ONU a abouti à la publication d'une série de rapports établissant que les forces progouvernementales syriennes avaient employé des bombes au gaz chloré contre des civils. L'EI s'est rendu pour sa part coupable d'attaques au gaz moutarde.

Accusations russes

Au moment où le conseil de l'OIAC se réunissait, le ministère russe de la Défense a réclamé de son côté que l'organisation internationale envoie d'urgence une mission à Alep pour enquêter sur des attaques chimiques qu'il attribue aux rebelles.

Moscou dit détenir des éléments établissant avec une probabilité élevée que les insurgés ont employé des obus au gaz chloré et au phosphore blanc sur le quartier des '1070 Appartements', situé à la pointe sud-ouest de la ville et théâtre cette semaine d'intenses combats.

/ATS
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