Le Conseil de sécurité va choisir le successeur de Ban Ki-moon

Le Conseil de sécurité va choisir le successeur de Ban Ki-moon

Photo: Keystone

Les quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité ont entamé jeudi le lent processus de sélection du successeur de Ban Ki-moon à la tête des Nations unies. Ce premier vote à huis clos et à bulletins secrets sera suivi de nombreux autres, probablement jusqu'en octobre.

Il s'agira de départager douze candidats déjà en lice, six femmes et six hommes, dont huit viennent d'Europe de l'Est.

A son arrivée au Conseil, l'ambassadrice américaine Samantha Power a tracé devant les journalistes le portrait-robot du futur diplomate en chef, qui prendra ses fonctions en janvier.

'Nous cherchons, a-t-elle dit, quelqu'un doté de grandes qualités de dirigeant, d'une grande compétence de gestionnaire, quelqu'un qui soit attaché à la justice et aux principes des Nations unies'.

'Choisir le meilleur dirigeant possible pour cette organisation est d'autant plus important (..) qu'il y a tant à faire', a-t-elle ajouté en mentionnant la lutte contre le terrorisme, le changement climatique ou la gestion des quelque 100'000 Casques bleus 'pour s'assurer qu'ils soient au service des civils'.

Le meilleur possible

La crédibilité de l'ONU a été entachée ces derniers mois par des accusations de viols portées contre ses Casques bleus en Afrique et la poursuite de conflits meurtriers en Syrie ou au Soudan du Sud.

L'ambassadeur français François Delattre a comparé cette sélection 'à celle du pape, la fumée noire ou blanche en moins'. 'Il est essentiel de sélectionner le meilleur secrétaire général possible, homme ou femme', a-t-il déclaré, soulignant que 'dans un monde multipolaire le rôle de l'ONU n'a jamais été aussi important'.

Il a aussi mentionné 'le multilinguisme'. Paris souhaite que le patron de l'ONU parle peu ou prou français.

Son homologue britannique Matthew Rycroft a plaidé pour 'un secrétaire général fort'. 'Il est grand temps pour une femme' d'accéder à ce poste, a-t-il jugé, mais en précisant que les qualités de chaque candidat, homme ou femme, primaient. L'origine géographique 'est le critère le moins important', a-t-il précisé.

Aucun de trois ambassadeurs n'a donné d'indication précise sur son vote, qui est entouré de la plus grande discrétion.

Réduire le nombre de candidats

Chaque ambassadeur, accompagné d'un seul diplomate pour limiter les fuites, devra assigner à chaque candidat une des trois mentions suivantes: 'encourage', 'décourage' ou 'sans opinion'.

Il s'agit, a expliqué Matthew Rycroft, de réduire petit à petit l'éventail des candidats 'à un nombre raisonnable (..) en incitant les moins bien placés à abandonner la course'.

Le choix final du Conseil, dont les cinq membres permanents dotés du droit de veto ont une voix prépondérante (Etats-Unis, France, Royaume uni, Russie Chine) sera entériné par l'Assemblée générale de l'ONU.

/ATS
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