Le Japon espère établir une relation de confiance avec Trump

Le Japon espère établir une relation de confiance avec Trump

Photo: Keystone

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a eu jeudi avec le premier ministre japonais sa première réunion avec un dirigeant étranger. Shinzo Abe s'est dit convaincu de pouvoir établir une relation de confiance avec le milliardaire à l'issue de leur rencontre.

Les discussions informelles ont duré un peu plus d'une heure. Elles ont été 'franches' et se sont tenues dans une 'atmosphère chaleureuse' sur divers sujets, a expliqué M. Abe à l'issue de la réunion, organisée à la hâte à la Trump Tower à Manhattan. Il n'a pas voulu dévoiler la teneur de la conversation en raison du caractère non officiel de cette prise de contact.

'J'ai le sentiment après ces discussions que nous pouvons construire une relation de confiance', ajouté le premier ministre nippon. 'Les alliances ne peuvent fonctionner sans la confiance', a-t-il martelé. 'Je suis désormais convaincu que le président élu Trump est un dirigeant digne de confiance.'

Les deux dirigeants ont décidé de se revoir pour des 'discussions plus larges et plus profondes'. Le milliardaire et promoteur immobilier succédera officiellement à l'actuel président Barack Obama le 20 janvier.

Inquiétudes en Asie

L'homme d'affaires a alimenté l'inquiétude à Tokyo en évoquant pendant sa campagne la possibilité pour le Japon d'acquérir des armes nucléaires ou en réclamant que les alliés des Etats-Unis augmentent leur contribution financière pour le maintien de troupes américaines sur leur territoire.

Il avait aussi lancé qu'il préférerait que le Japon et la Corée du Sud se dotent de l'arme nucléaire face à la menace de la Corée du Nord, des propos de campagne qu'il conteste aujourd'hui.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Washington est engagé avec son parapluie nucléaire à protéger ces pays par la dissuasion, en échange de bases militaires sur leur territoire: Il y a 47'000 soldats américains dans l'archipel nippon et 28'000 en Corée du Sud.

Donald Trump a également accéléré ses consultations jeudi pour former son gouvernement. Il envisagerait désormais de nommer l'un de ses plus virulents critiques, le républicain modéré Mitt Romney, à la tête de la diplomatie américaine, selon plusieurs médias.

Candidat malheureux face à Barack Obama lors de la présidentielle de 2012, M. Romney, ex-gouverneur du Massachusetts, doit lui s'entretenir avec Donald Trump ce week-end, selon CNN. Une intégration de M. Romney dans la nouvelle administration pourrait rassurer de nombreux démocrates et les alliés des Etats-Unis.

/ATS
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