Le nouveau président Htin Kyaw, proche de Suu Kyi, a prêté serment

Le nouveau président Htin Kyaw, proche de Suu Kyi, a prêté serment

Photo: Keystone

Le nouveau président Htin Kyaw, proche d'Aung San Suu Kyi, a prêté serment mercredi devant le Parlement à Naypyidaw. Un acte qui marque le début d'une nouvelle ère pour la Birmanie qui a connu des décennies de domination militaire.

'Je promets d'être fidèle au peuple de la république birmane', a déclaré l'homme de 69 ans, qui sera la doublure de la prix Nobel de la paix. Celle-ci ne peut devenir présidente en raison d'une Constitution héritée de la junte.

Cet ami d'enfance d'Aung San Suu Kyi est le premier président civil du pays depuis des décennies, après cinq années de transition post-junte, avec un gouvernement composé d'anciens généraux.

La prise de fonction intervient près de cinq mois après des législatives qui se sont révélées un raz-de-marée pour la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), le parti d'Aung San Suu Kyi. Cette dernière, qui n'a pas réussi à faire changer la Constitution pour devenir présidente, a choisi de placer à ce poste un homme de sa garde rapprochée.

Elle-même sera à la tête d'un 'super ministère' nouvellement créé, comprenant notamment les Affaires étrangères.

Longue transition politique

Htin Kyaw, élu président par le Parlement le 15 mars, devait se rendre ensuite au palais présidentiel pour rencontrer Thein Sein, le président sortant.

Cette passation de pouvoir est le dernier acte d'une très longue transition politique qui a commencé après les législatives du 8 novembre 2015, le premier scrutin libre depuis un quart de siècle, auquel les Birmans se sont déplacés en masse.

Ce gouvernement civil est investi d'immenses espoirs dans un pays où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. La NLD a promis de donner la priorité à l'éducation et la santé, domaines dans lesquels la Birmanie est l'un des plus mauvais élèves au niveau mondial en termes de budget.

Un autre grand chantier attend l'équipe d'Aung San Suu Kyi: les conflits armés ethniques. Dans plusieurs régions frontalières, des groupes rebelles réclament plus d'autonomie et affrontent les forces gouvernementales. Et dans l'ouest du pays, des milliers de musulmans rohingyas vivent toujours déplacés dans des camps.

/ATS
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