Les forces kurdes contrôlent 90% de Kobané (commandement américain)

Des miliciens kurdes, appuyés par des peshmergas irakiens, ont réussi mardi à reprendre un village proche de Kobané, après avoir chassé lundi de la ville syrienne des combattants de l'Etat islamique (EI). Malgré ces revers, les djihadistes menaçaient d'exécuter sous peu un deuxième otage japonais.

Les combats se sont poursuivis mardi entre combattants kurdes et djihadistes autour de la ville syrienne de Kobané, près de la frontière turque. Les forces kurdes ont annoncé lundi avoir chassé les islamistes après quatre mois d'affrontements. L'EI a encore des centaines de combattants dans les villages alentour.

Le Pentagone a souligné que la bataille pour Kobané n'était pas terminée et des raids aériens de la coalition internationale anti-EI ont encore été menés mardi dans le secteur.

La défaite des djihadistes a réveillé les craintes du gouvernement islamo-conservateur turc de voir se constituer à sa frontière sud une entité autonome kurde, similaire à celle déjà constituée dans l'Irak voisin.

Frontière fermée

Au lendemain de nombreuses manifestations de liesse ayant salué la victoire kurde en Syrie comme en Turquie, des milliers de Kurdes se sont à nouveau rassemblés mardi côté turc, près de la ville frontalière de Suruç, en face de Kobané.

Les forces de sécurité turques ont usé de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour repousser des manifestants qui s'approchaient des barbelés séparant les deux pays. Selon un photographe de l'AFP, la frontière était toujours officiellement fermée dans l'après-midi par les autorités turques. Seuls de petits groupes ont réussi à passer vers la Syrie.

Plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, au moins deux roquettes tirées depuis le Golan syrien se sont abattues mardi dans la partie du plateau occupée par Israël. L'Etat hébreu a riposté avec son artillerie, dans un climat de tensions accrues sur la ligne de démarcation, a indiqué une source proche des services de sécurité israéliens.

Risque d'exécution

Aux affrontements sur le terrain se superposent les menaces des djihadistes. L'EI a menacé d'exécuter dans les 24 heures un otage japonais et un pilote jordanien si Amman ne libérait pas une djihadiste irakienne emprisonnée et condamnée à mort, selon une vidéo diffusée mardi.

/ATS
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