Mère infanticide condamnée à 14 ans de prison en Allemagne

Mère infanticide condamnée à 14 ans de prison en Allemagne

Photo: Keystone

Une mère de 45 ans a été condamnée mercredi par un tribunal allemand à 14 ans de prison pour le meurtre de quatre de ses bébés. Elle les avait étouffés juste après leur naissance.

L'accusation avait réclamé la perpétuité lors de ce procès qui s'est déroulé devant le tribunal de Cobourg (centre). Son mari, dont elle était séparée, a en revanche été acquitté. Il était accusé de complicité de meurtre.

'Quand une telle affaire est jugée, vous avez tout à coup un tas de gens qui savent ce qu'il faut faire, à savoir enfermer pour toujours une mère que l'on juge aussi horrible', a commenté le président du tribunal, Christoph Gillot, cité par l'agence DPA. 'Mais nous devons d'abord comprendre son comportement, cela ne signifie pas le justifier, mais plutôt d'essayer de le comprendre'.

Aveux

Au premier jour de son procès, le 12 juillet, la mère avait reconnu avoir étouffé certains de ses nourrissons. Elle avait toutefois expliqué qu'elle ne se souvenait plus combien elle en avait tué.

Selon l'acte d'accusation, la femme s'est retrouvée enceinte huit fois entre 2003 et 2013. Elle 'a mis au monde, tous les un an à un an et demi, huit enfants', dans sa cuisine ou sa salle de séjour, sans la moindre assistance médicale et en l'absence de son époux.

Dès qu'elle remarquait que le nouveau-né se mettait à crier, elle 'prenait une serviette et la pressait sur le nez et la bouche de l'enfant jusqu'à ce qu'il étouffe et cesse de crier', selon le Parquet.

Huit cadavres

Au total, huit cadavres de nourrissons avaient été retrouvés l'an dernier au domicile de cette infanticide à Wallenfels, en Bavière (sud). Trois d'entre eux étaient dans un tel état de décomposition qu'il n'a pas été possible de déterminer les causes de la mort. Le dernier s'est avéré un bébé mort-né. Elle n'était donc poursuivie que pour quatre meurtres.

Le couple a eu trois autres enfants et chacun deux autres d'une précédente union. Personne dans le village de 2800 habitants où ils vivaient ne semblait avoir remarqué les grossesses régulières de l'accusée.

Une voisine avait découvert un premier cadavre de nourrisson, alors que l'accusée avait déménagé quelques semaines plus tôt pour rejoindre son nouveau compagnon. La police avait ensuite découvert les autres cadavres dans des sacs plastiques ou des linges.

/ATS
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