Municipales italiennes: Raggi élue première femme maire de Rome

Municipales italiennes: Raggi élue première femme maire de Rome

Photo: Keystone

Virginia Raggi, la candidate du Mouvement 5 Etoiles, a été élue première femme maire de Rome dimanche au second tour des élections municipales italiennes, selon les sondages de sortie des urnes. Toutes les enquêtes lui accordent plus de 60% des voix.

L'avocate de 37 ans devance largement Roberto Giachetti, le candidat du parti démocrate (PD, centre-gauche) du chef du gouvernement Matteo Renzi, qui ne récolte que 34 à 38% des suffrages. La formation antisystème M5S, fondée par l'humoriste Beppe Grillo, est également en tête à Turin, toujours selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

Le maire sortant, Piero Fassino, membre du PD, pourrait en effet être battu par la candidate du mouvement M5S, Chiara Appendino, donnée gagnante par les instituts de sondage dans une fourchette de 49,5%-53,5%, contre 46,5%-50,5% à son rival.

La capitale économique au PD

A Milan, en revanche, le candidat représentant le PD du président du Conseil italien Matteo Renzi devance le représentant du centre droit. Selon les enquêtes, Giuseppe Sala serait en tête avec un score estimé entre 49,5% et 53,5%, contre 46,5% à 50,5% pour le candidat de centre-droit Stefano Parisi.

Le parti de M. Renzi se maintient aussi à Bologne, un fief historique de la gauche. Dans le sud du pays par contre, il n'était même pas au second tour à Naples, troisième ville du pays. Le maire sortant sans étiquette, Luigi de Magistris, semble en passe de conserver la mairie.

Lune de miel finie

Quelque 8,6 millions d'électeurs, soit un cinquième de l'électorat italien, étaient concernés par ce second tour dans les 126 communes où aucun candidat n'avait remporté plus de 50% des voix au premier tour, le 5 juin.

Si la lune de miel entre M. Renzi et les électeurs italiens semble bel et bien terminée, une analyse nationale des résultats restera délicate, le M5S étant absent à Naples, Bologne et Milan, la droite déchirée à Rome mais unie à Milan.

Depuis des semaines, le chef du gouvernement tente d'ailleurs de minimiser la portée du scrutin. Il a répété que 'la mère de toutes les batailles' politiques reste pour lui le référendum prévu en octobre sur sa réforme constitutionnelle. Il s'est engagé à démissionner en cas d'échec.

/ATS
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