Obama intransigeant sur Assad, optimiste sur un succès contre l'EI

Obama intransigeant sur Assad, optimiste sur un succès contre l'EI

Photo: Keystone

Le président américain Barack Obama a de nouveau réclamé mardi le départ du président syrien Bachar al-Assad pour vaincre les djihadistes de l'Etat islamique. Il a affirmé qu'ils finiraient par être vaincus, devant les membres de sa coalition antiterroriste.

La Russie, qui insiste au contraire pour maintenir Assad au pouvoir afin de combattre l'EI, a fustigé et snobé ce sommet antiterroriste réunissant 104 pays en n'y envoyant qu'un diplomate. M. Obama avait convoqué cette réunion, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, pour remobiliser ses troupes, un an après le lancement de la coalition militaire contre les djihadistes, à laquelle participent une soixantaine de pays.

'Nos efforts militaires ne suffiront pas', a cependant mis en garde M. Obama. Insistant sur la nécessité de s'attaquer aux conditions 'qui ont permis à l'Etat islamique (EI) de prendre racine', il a cité la guerre civile, les conflits religieux ou la mauvaise gouvernance.

Pour le président américain, les djihadistes 'finiront par perdre', même si le combat sera long et 'très difficile'. Il demandera 'des efforts soutenus de la part de tous', a-t-il insisté, et 'nos efforts militaires ne suffiront pas', a mis en garde le président américain devant les dirigeants de 104 pays.

'En Syrie, vaincre l'EI nécessite un nouveau dirigeant' remplaçant Bachar al-Assad, a-t-il répété, comme il l'avait fait la veille à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, où il avait croisé le fer avec son homologue russe Vladimir Poutine sur la Syrie.

Moscou et Washington vont discuter

Face au groupe Etat islamique (EI), M. Poutine a appelé à une 'large coalition' incluant Damas et Téhéran alors que M. Obama traitait Bachar al-Assad de 'tyran'. Les deux pays sont convenus de continuer à discuter de leurs divergences.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a estimé mardi que Moscou et Téhéran pourraient commencer par convaincre leur allié syrien de cesser de 'balancer des barils de bombes' sur sa population civile.

En attendant, la Russie a établi une tête de pont dans l'ouest de la Syrie, bastion du régime, et n'a pas exclu des frappes contre l'EI. La Russie avait été invitée au sommet, mais pas l'Iran, qui aide pourtant l'Irak et la Syrie à combattre l'EI.

Coalition renforcée

M. Obama a accueilli le Nigeria, attaqué par le groupe islamiste Boko Haram, la Tunisie et la Malaisie dans la coalition qui compte une soixantaine de pays, dont le Royaume-Uni, la France et les voisins arabes de la Syrie. Elle a mené depuis un an plus de 5000 frappes aériennes contre des positions de l'EI en Irak et en Syrie.

La France vient de se joindre aux raids en Syrie en détruisant dimanche un camp d'entraînement du groupe EI. Ce qui a fait dire mardi à son chef de la diplomatie Laurent Fabius qu'elle 'tape Daech (acronyme arabe de l'EI) mais les Russes, pour le moment, pas du tout'.

Après les frappes de la coalition, M. Obama a évoqué des succès militaires contre l'EI dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, et la 'libération de Tikrit', en Irak. Le premier ministre irakien Haider al-Abadi a réclamé 'l'aide de la communauté internationale pour financer l'équipement de ses soldats'.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.