Piratage des données de 4 millions d'employés fédéraux américains

Piratage des données de 4 millions d'employés fédéraux américains

Photo: Keystone

Le gouvernement américain a annoncé jeudi avoir détecté le piratage informatique des données personnelles de quatre millions d'employés fédéraux. Selon le Washington Post, il aurait été perpétré par des Chinois.

Cette 'cyberintrusion' a été détectée en avril 2015 par l'Office of Personnel Management (OPM), qui gère les effectifs du gouvernement et attribue les accréditations à ses membres. Elle aurait été fomentée en décembre par des pirates informatiques chinois, indique le Washington Post, qui cite des responsables américains sous couvert de l'anonymat. Il s'agirait du deuxième piratage majeur de cette agence perpétré par la Chine.

L'OPM affirme que les données personnelles de 4 millions d'employés du gouvernement seraient compromises. Cette agence a eu recours à de nouveaux outils informatiques ces derniers mois qui lui ont permis de détecter cette attaque quatre mois après son lancement.

Accusations rejetées

Le FBI a indiqué enquêter sur cette affaire et 'prendre au sérieux toutes les attaques potentielles contre les systèmes des secteurs public et privé'.

Mais l'ambassade de Chine aux Etats-Unis a rejeté ces accusations. 'Tirer des conclusions hâtives et lancer des accusations sur la base d'hypothèses est irresponsable et contreproductif', a déclaré le porte-parole de l'ambassade, Zhu Haiquan.

'La législation chinoise interdit la cyber-criminalité sous toutes ses formes. La Chine a fait beaucoup d'efforts pour combattre la cyber-criminalité', a assuré M. Zhu.

Pirates surveillés par la NSA

Cette affaire a été révélée, alors que le New York Times affirme lui que l'administration du président Barack Obama a donné à la NSA l'autorité légale de surveiller les communications sur Internet pour repérer des pirates informatiques travaillant notamment pour des gouvernements étrangers.

Selon des documents mis en ligne par le quotidien et fournis par l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, le ministère de la justice a autorisé, en 2012, l'agence de renseignements à passer au crible des données sur Internet, sans mandat judiciaire, à la recherche de logiciels malveillants et de piratages liés à des gouvernements étrangers.

Ces interceptions peuvent être réalisées en utilisant comme 'sélecteur' des adresses IP ou des lignes de code, qui ne sont pas les adresses emails ou des numéros de téléphone utilisés classiquement par la NSA pour écouter des non-Américains.

/ATS
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