Pourparlers Lavrov et Kerry à Genève jeudi et vendredi

Washington assure que John Kerry ne viendra pas à Genève

Photo: Keystone

Le Département d'Etat américain n'a pas confirmé la venue de John Kerry à Genève jeudi et vendredi pour discuter de la Syrie avec son homologue russe Sergueï Lavrov. Cette rencontre avait été annoncée plus tôt par le ministère russe des affaires étrangères.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a précisé que John Kerry ne serait pas dans la cité de Calvin jeudi. 'Nous n'accepterons pas un accord qui ne répond pas à nos objectifs fondamentaux', a-t-il affirmé.

Selon le ministère russe des affaires étrangères, les deux hommes ont travaillé mercredi au cours d'une conversation téléphonique sur 'les détails de l'accord sur une coopération russo-américaine dans la lutte contre les groupes terroristes en Syrie, l'extension de l'aide humanitaire et le lancement du processus politique'.

'Il a été convenu de poursuivre les discussions lors d'une rencontre entre MM. Lavrov et Kerry à Genève les 8-9 septembre', ajoute le ministère dans un communiqué.

M. Lavrov a en outre protesté au cours de sa conversation avec son homologue américain à propos des nouvelles sanctions adoptées par Washington à l'encontre de Moscou en lien avec la crise ukrainienne. 'Il a été souligné qu'une coopération normale, y compris sur le règlement de conflits régionaux (...) est impossible sans qu'on respecte le minimum de convenances', a affirmé le ministère.

Un 'certain rapprochement'

Vladimir Poutine avait estimé lundi qu'il y avait un 'certain rapprochement des positions' entre Moscou et Washington sur la Syrie, malgré un entretien informel avec Barack Obama qui n'a abouti à aucun accord en marge du G20.

Le président russe avait alors affirmé qu'un accord de coopération avec Washington pourrait être conclu 'dans les prochains jours'. Il avait jugé son homologue américain 'absolument sincère' dans sa volonté de mettre fin au conflit en Syrie.

MM. Lavrov et Kerry s'étaient auparavant entretenus à de nombreuses reprises et durant de longues heures sans pouvoir résoudre leurs divergences.

Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les djihadistes en Syrie, sont notamment en désaccord sur le sort du président syrien Bachar al-Assad. Le Kremlin est fermement opposé à son départ réclamé par la Maison blanche.

/ATS
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