Syrie: offensive contre l'EI à Palmyre et Mossoul

Syrie: offensive contre l'EI à Palmyre et Mossoul

Photo: Keystone

Le groupe État islamique (EI) était attaqué jeudi dans ses fiefs de Palmyre et de Mossoul, en Syrie et en Irak. Des offensives qui interviennent 48 heures après les attentats meurtriers qu'il a revendiqués à Bruxelles.

Pour tenter de mettre fin au conflit syrien, qui a favorisé la montée en puissance de cette organisation capable de frapper l'Europe, le chef de la diplomatie américaine John Kerry rencontrait à Moscou son homologue russe Sergueï Lavrov avant un entretien en soirée avec le président Vladimir Poutine.

Sur le terrain, l'armée syrienne, appuyée au sol par la milice chiite libanaise du Hezbollah, par un commando des forces spéciales russes et l'aviation de Moscou, est entrée dans la ville antique de Palmyre, dans l'est de la Syrie, pour en expulser l'EI qui la contrôle depuis mai 2015, ont annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et une source militaire syrienne.

Quarante djihadistes et huit membres des forces pro-régime ont été tués ces dernières 24 heures dans les combats, selon l'OSDH.

Nombreux trésors détruits

Depuis sa prise de contrôle, le groupe extrémiste a détruit de nombreux trésors archéologiques comme le célèbre Arc de Triomphe, les temples de Bêl et de Baalshamin ou encore des tours funéraires symboles de l'essor de cette ville dans les premiers siècles après Jésus-Christ.

Surnommée la 'Perle du désert', cette cité vieille de plus de 2000 ans est classée au patrimoine mondial de l'Humanité.

Selon le directeur des Antiquités de Syrie Maamoun Abdelkarim, deux des plus beaux trésors détruits, les temples de Bêl et Baalshamin, seront reconstruits sous la supervision de l'Unesco après la 'libération prochaine' de Palmyre.

La reprise de cette ville permettrait au régime de progresser plus à l'est dans le désert syrien vers la frontière avec l'Irak, contrôlée par les djihadistes.

Objectif Mossoul

Concomitamment, l'Irak a lancé une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays, une bataille qui s'annonce difficile. Sa reprise est considérée comme l'objectif le plus important de la reconquête des territoires perdus lors de l'offensive éclair menée par l'EI en 2014.

Mossoul, comme Palmyre, et surtout la ville syrienne de Raqa (nord), font partie du 'califat' autoproclamé par son chef Abou Bakr al-Baghdadi à l'été 2014.

A Genève

Pour tenter de mettre fin à la guerre en Syrie, sous les auspices de l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura, les délégations du régime et de l'opposition ont de leur côté discuté à Genève d'une 'transition' politique.

Washington et l'opposition syrienne veulent le départ du chef de l'État Bachar al-Assad, mais Moscou le soutient et assure que seul le peuple syrien peut décider de son sort.

Selon une source proche de la délégation du régime, M. de Mistura a remis un document recensant '12 points de convergence' entre les deux camps dont la souveraineté de la Syrie, le refus de l'intervention étrangère ou le rejet du confessionnalisme.

Avant une pause dans les négociations, les parties cherchaient jeudi à s'entendre sur la date de la prochaine ronde.

/ATS
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