Verdict imminent au procès des Irakiens accusés de soutien à l'EI

Verdict imminent au procès des Irakiens accusés de soutien à l'EI

Photo: Keystone

Les quatre Irakiens accusés d'avoir soutenu l'Etat islamique (EI) et d'avoir préparé un attentat terroriste sauront dans quelques heures s'ils sont reconnus coupables ou s'ils sont acquittés. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) dévoilera son verdict en fin de matinée.

C'est la première fois que les juges de Bellinzone statuent sur une affaire de soutien présumé à l'EI. Convaincu de la culpabilité des accusés, quatre Irakiens âgés d'une trentaine d'années, le Ministère public de la Confédération (MPC) a requis des peines privatives de liberté, allant jusqu'à sept ans et demi de prison contre deux des prévenus.

Au terme du procès qui s'est déroulé au début du mois, la défense a demandé que les quatre hommes soient acquittés des principaux chefs d'accusation. Rien ne prouve que les prévenus auraient apporté leur soutien aux visées terroristes de l'Etat islamique.

Bombe ou 'pastèque'

Les thèses diamétralement opposées du parquet et de la défense se sont affrontées dès le premier jour du procès. Elles reposent sur des interprétations divergentes de communications sur Facebook ou sur Skype.

Pour le MPC, les propos incriminés prouvent que les quatre Irakiens ont tenté de faire venir en Suisse des personnes et du matériel pour préparer un attentat. Ainsi, dans leur langage codé, le mot 'pastèque' utilisé sur Facebook signifie bombe et 'cuire du pain' préparer une bombe.

Pour la défense, les propos incriminés n'ont pas du tout le sens que leur prête le MPC. Ainsi, selon l'avocat du principal accusé, un homme en chaise roulante, les propos codés trouvent leur explication dans la volonté qu'avait son client de transmettre à l'ancien président irakien Nouri Al-Maladi des informations relatives aux prisons secrètes du régime.

Infraction au séjour

Cette version n'a cependant pas été reprise par les avocats des trois autres accusés. Ils ont tenté de donner aux propos incriminés une interprétation ne permettant pas de conclure à une quelconque volonté de soutenir une organisation criminelle.

Les avocats des accusés n'ont admis une infraction que pour ce qui concerne la violation de la législation sur le séjour en Suisse. Ils ont demandé des peines pécuniaires oscillant entre 40 et 120 jours amende.

/ATS
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