Washington veut éviter la destruction totale de la Syrie

Les Etats-Unis tentent d'éviter la destruction totale de la Syrie avec ses conséquences et la vague d'émigration supplémentaire qu'elle entraînerait, a déclaré lundi John Kerry. Une rencontre est prévue avec des dirigeants russes, turcs, jordaniens et saoudiens.

Le secrétaire d'Etat a ainsi confirmé, lors d'une escale à Madrid, ce qu'il avait évoqué dimanche à Paris. Prévus ces prochains jours, les entretiens avec des dirigeants russes, turcs, jordaniens et saoudiens vise à chercher une solution politique au conflit.

A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dit être au courant de la proposition de son homologue américain et dit être 'en train de l'étudier', selon une dépêche de l'agence Interfax qui cite une source au sein du ministère.

Une des questions centrales qui opposent les différents pays autour du conflit syrien est de savoir si le président Bachar al Assad doit quitter le pouvoir avant toute solution concernant l'avenir de la Syrie ou s'il peut rester, avec certains de ses représentants, pendant un temps à définir, lors de la période de transition politique qui suivra la fin du conflit.

Niveau d'immigration 'dangereux'

'Le niveau d'immigration en Europe est dangereux' en raison de la difficulté à l'absorber, et 'la menace de voir encore plus (de réfugiés) arriver si la violence continue et que la Syrie implose est réelle', a averti le secrétaire d'Etat.

M. Kerry a exprimé la crainte que par son intervention militaire dans le conflit, la Russie cherche 'simplement à maintenir en place' le président syrien Bachar al-Assad, ce qui ne ferait selon lui 'qu'attirer plus de djihadistes et augmenter le nombre de réfugiés'. En revanche, une autre voie est possible si Moscou veut chercher une solution politique et simultanément combattre Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique).

Les rebelles reçoivent des missiles antichars

Sur le terrain, les rebelles qui combattent l'armée syrienne et ses alliés au sud d'Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, ont annoncé lundi avoir reçu de nouveaux missiles antichars fournis par des pays hostiles à Bachar al Assad.

L'un des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), contacté par Reuters, a toutefois estimé que le nombre de ces armes était insuffisant. Plusieurs groupes rebelles considérés comme 'modérés' par Washington et ses alliés reçoivent des armes via la Turquie.

Appuyée par des frappes aériennes russes, l'armée gouvernementale, aidée par des soldats iraniens et des miliciens chiites libanais du Hezbollah, a lancé vendredi dernier une offensive dans la région.

Lundi, l'armée russe a annoncé avoir bombardé 49 cibles 'terroristes' en Syrie ces dernières 24 heures, notamment des positions du Front Al-Nosra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie, et de Daech.

/ATS
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