Yildirim élu à la tête du parti au pouvoir et premier ministre

Yildirim élu à la tête du parti au pouvoir et premier ministre

Photo: Keystone

Binali Yildirim, ministre des Transports et fidèle du président Recep Tayyip Erdogan, a été sans surprise élu dimanche à la tête du parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie lors d'un congrès où il était le seul candidat. Il devient de facto premier ministre.

M. Yildirim qui devait être chargé dès dimanche soir de constituer un nouveau gouvernement après la démission du chef du gouvernement sortant, Ahmet Davutoglu, a reçu le soutien de l'ensemble des délégués du parti de la justice et du développement (AKP).

La transition à un système présidentiel, réclamée avec insistance par le président Erdogan, est 'une priorité pour la Turquie, a déclaré Binali Yildirim. 'Ce que nous devons faire en priorité est de passer de cette situation de facto actuelle à une situation légale', en changeant la Constitution en faveur d'un régime politique présidentiel, a-t-il dit lors du congrès extraordinaire.

'Notre président porte la responsabilité de notre peuple. Ce que nous devons faire c'est une nouvelle Constitution et un système présidentiel', a ajouté M. Yildirim.

M. Yildirim, 60 ans, compagnon de route politique de M. Erdogan a émaillé son discours de mots de loyauté et de fidélité envers son mentor. Il l'a qualifié d''architecte de la Turquie illuminée' et d''homme du peuple', sous les ovations répétées de milliers de militants du parti réunis dans une salle de sports de la capitale Ankara.

UE interpellée

M. Erdogan qui est au rênes de la Turquie depuis 2002, d'abord comme chef de gouvernement puis président depuis une première élections au suffrage universel 2014, est accusé de dérive autoritaire par ses détracteurs. Il insiste sur un passage à un système qui renforcerait largement ses prérogatives. L'opposition parlementaire et une majorité d'électeurs, selon les sondages, sont hostiles à son projet.

Dans son discours, M. Yildirim a également promis de poursuivre la lutte contre les djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) et contre les séparatistes kurdes. Le futur premier ministre a également estimé que l'Union européenne (UE) devait mettre un terme à la confusion qui entoure sa politique migratoire.

L'UE et Ankara ont conclu en mars un accord visant à endiguer l'arrivée sur le sol européen de réfugiés et de migrants via la Turquie en échange d'une aide financière renforcée, d'une libéralisation des visas pour les Turcs se rendant en Europe et d'une relance des négociations d'adhésion.

/ATS
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