Le SEPE prend le taureau par les cornes

STEP de Porrentruy Zoom sur « STEP de Porrentruy » (touche ESC pour fermer)
La STEP de Porrentruy

La traque aux micropolluants est lancée. Le Syndicat d’épuration des eaux usées de Porrentruy et environs a présenté jeudi son avant-projet de traitement de cette pollution chimique que les STEP ne parviennent à supprimer. Dans la nouvelle loi sur la protection des eaux, la Confédération subventionne, à hauteur de 75%, ces installations pour les grandes stations et celles qui injectent l’eau dans des bassins-versants limités. La STEP de Porrentruy est alors concernée avec l’Allaine. Ce serait la seule dans le Jura. Ce fond sera alimenté à partir de 2016 par une taxe de 9.- par habitant, à moins que des travaux pour traiter les micropolluants soient réalisés. Les 16'500 citoyens, englobés dans le SEPE, paieront chaque année environ 150'000 francs jusqu'au jour où la STEP soit conforme.

Le SEPE, encouragé par le Canton, a lancé une étude de faisabilité. Le projet est estimé à environ six millions de francs. Pour le moment, aucune décision n’a été prise sur la technologie à appliquer. Les délégués du SEPE devront se prononcer sur le projet définitif cet automne, puis les différentes assemblées communales devront aussi donner leur aval. Le SEPE regroupe Alle, Baroche, Cornol, Courgenay, Courtedoux, Fontenais, Grandfontaine, Rocourt, Haute-Ajoie, Porrentruy, Rocourt. Les responsables espèrent que l’installation soit opérationnelle en septembre 2016.

 

Navigation en eaux troubles

Le SEPE n’a pas encore toutes les cartes en main dans ce dossier. Pour le moment, la Confédération n’a pas encore défini clairement les mesures d’applications pour les subventions. A première vue, les premiers sur la liste seront les premiers servis. Le fond prévu à cet effet risque de ne pas satisfaire toutes les demandes. Le SEPE ne souhaite donc pas attendre afin d'être sûr de pouvoir profiter de la manne fédérale. Le Canton pourrait également mettre à la main au porte-monnaie. Mais la nouvelle loi sur la gestion des eaux doit encore être approuvée par le Parlement. Les responsables du SEPE imaginent qu’au minimum le syndicat devra débourser 10% de l'investissement total. /nqu

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