Les chevaux resteront à Boncourt encore quinze jours

Les chevaux à Boncourt Zoom sur « Les chevaux à Boncourt » (touche ESC pour fermer)
Les chevaux à Boncourt chez Michel Prêtre.

Il faut encore patienter pour connaître le sort réservé aux chevaux abandonnés de Boncourt. Et c’est bien là que le bât blesse. Après l’action des autorités argoviennes mercredi pour saisir les animaux du même détenteur, le propriétaire de la grange louée à Boncourt s’indigne. Michel Prêtre ne comprend pas pourquoi les choses peinent à bouger dans le Jura. La vétérinaire cantonale Anne Ceppi juge qu’il s’agit d’un litige privé dont la résolution s’annonce complexe.

Le dossier sera traité dans le canton de Berne

Contactée jeudi matin, la vétérinaire cantonale a confirmé avoir entendu le propriétaire des équidés vendredi 6 février, sans pour autant pouvoir donner davantage de détails. « Notre rôle est à présent de vérifier que les animaux sont correctement nourris et soignés », explique-t-elle. Selon ses informations, le canton a ordonné des mesures : l’agriculteur boncourtois Michel Prêtre devra s’occuper des chevaux jusqu’au 24 février aux frais du canton qui se retournera ensuite vers le propriétaire. Ce dernier a par ailleurs fait l’objet d’une plainte dans le canton de Berne. Son cas a été remis au Ministère public de Moutier qui a confirmé jeudi être en train de traiter le dossier. Le for pourrait encore se voir déplacé si les faits qui se sont produits en Argovie en début de semaine se révèlent plus graves.

Saisie en Argovie

Mercredi, douze chevaux et d’autres petits animaux ont été saisis dans le canton d’Argovie. Ils appartenaient au propriétaire des trente-trois chevaux jurassiens. Pour Michel Prêtre, cette mesure prouve qu’il y a des lenteurs administratives dans le Jura, puisque la plainte a été déposée au début du mois de janvier et que les chevaux sont toujours là. Anne Ceppi rétorque « les conditions ne sont pas les mêmes », à Boncourt, il s’agit d’un litige privé. De plus, selon la vétérinaire cantonale, les chevaux sont à présent maintenus dans de bonnes conditions, grâce à l’élan de solidarité de la population. Michel Prêtre confirme « beaucoup de bénévoles sont venus à Boncourt, on a reçu récemment de la paille et du foin ». Cependant, même si le propriétaire souhaite reprendre les chevaux donnant la garantie qu’ils seront bien traités, Michel Prêtre affirme s’y opposer. Il exige effectivement attendre la contribution financière de la part du propriétaire. Il ajoute également craindre qu’un même épisode recommence, ailleurs. /aro

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