Actes zoophiles : « C’est compliqué d’en parler », selon Charles Juillard

Les affaires de zoophilie continuent de faire des remous au pied du Val Terbi. Comme les réseaux sociaux nous l’ont appris, une tentative d’agression sur un cheval se serait produite samedi soir dans une ferme de Vicques (voir notre dernière dépêche sur le sujet). Avec ce nouveau cas et face au sentiment d’impuissance, la colère gronde sur le net.

On peut lire de nombreux commentaires sur la page Facebook intitulée « Stop zoophilie Courroux », qui compte à ce jour environ 1'200 membres : « Marre de vivre dans la peur. Vivement que la justice fasse quelque chose », écrit une internaute. « Il faut se mobiliser et le choper puisque la justice est incompétente », clame une autre personne. Et le ton monte d’un cran : « Il faut mettre fin à cela. Et en prison à vie », dit un commentaire. Puis on part dans l’extrême : « Il va finir avec un coup de fusil », « Il faut le flinguer », ou encore « Un taré comme ça mérite seulement une cartouche ». Des commentaires très durs, qui illustrent le ras-le-bol et la peur face aux actes de zoophilie.

Discrétion dans l’enquête

De leur côté, le Ministère public et la police ne communiquent pas, des instructions étant en cours. C’est la procédure. Cette absence de communication pèse toutefois sur la population. Pour y voir plus clair, notre rédaction a joint lundi matin le ministre jurassien de la Justice et de la Police. Charles Juillard a estimé que les actes de zoophilie étaient « regrettables ». Il a expliqué qu’une enquête était en cours et qu’il était faux de penser que les forces de l’ordre ne faisaient rien. « La police se concentre sur quelques pistes », a affirmé le ministre, qui n’a logiquement pas levé davantage le voile. « Il est compliqué d’en parler », a-t-il ajouté.

Comme les cambriolages

Charles Juillard a expliqué qu’une affaire comme celle-ci ne pouvait pas se régler d’un claquement de doigts. « Ca prend du temps et il faut un peu de chance », a déclaré le ministre. Charles Juillard a aussi expliqué que les moyens de la police n’étaient pas indéfinis, et qu’il n’était donc pas possible de surveiller toutes les écuries. Le ministre a comparé les actes de zoophilies aux cambriolages : ils se font dans le dos des forces de l’ordre.

En clair, les autorités cantonales disent aujourd’hui s’occuper de cette affaire. Il s’agit d’être patient, et surtout de ne pas tenter de faire justice soi-même. /rch

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