H-JU : Michel Thentz tient à rassurer

Le Gouvernement jurassien répond au Conseil communal delémontain sur le dossier de l’Hôpital du Jura. Dans une lettre adressée aux autorités cantonales lundi, l’exécutif de la capitale jurassienne fait part de ses inquiétudes concernant l’avenir de l’Hôpital du Jura et en particulier du site de Delémont. Dans cette missive, il demande que la décision prise par le Département de la Santé de transférer les patientes victimes d’un cancer gynécologique à Neuchâtel soit abrogée et que le service de gynécologie de l’Hôpital de Delémont soit conforté dans ses missions. Il indique, par ailleurs, ne pas admettre que la présidente du Conseil d’administration de l’H-JU, Pauline de Vos-Bolay, soit également celle de l’Hôpital de Neuchâtel. Le député Damien Chappuis a d’ailleurs profité des questions orales du Parlement mercredi pour relayer les craintes des autorités communales.

 

Aucun démantèlement

En réponse à ces inquiétudes, Michel Thentz, le président du Gouvernement et ministre de la santé, indique que l’objectif des autorités n’est pas de diminuer le nombre de prestations de l’Hôpital du Jura mais au contraire de les renforcer. « Il est par contre nécessaire, en particulier dans les prestations pratiquées moins fréquemment, de garder un regard critique » commente le ministre. Il déclare par ailleurs que seul une centaine de cas sont visés sur les 12'000 concernés par la planification hospitalière. Le ministre précise d’ailleurs « qu’une liste hospitalière n’est qu’une recommandation et qu’à l’heure actuelle tous les patients de Suisse ont la liberté du choix de l’hôpital où ils peuvent se faire soigner ».

 

Un exemple de loyauté

Michel Thentz tient également à réitérer sa confiance à l'égard de Pauline de Vos Bolay. « Les hôpitaux du Jura et de Neuchâtel, qui ne sont pas universitaires, doivent travailler en réseau. Le fait d’avoir une même personne à la présidence des conseils d’administration peut déboucher sur des synergies intéressantes ». Il se dit convaincu pas la loyauté de Pauline de Vos-Bolay. « Il est nécessaire de travailler ensemble car l’enjeu actuel est de maintenir sur les deux sols des prestations de type aigu et non-universitaire ».

Ce que confirme Pauline de Vos-Bolay contactée mercredi. Selon elle, il faut savoir si à long terme des hôpitaux de soins aigus peuvent survivre dans des régions à faible densité de population. Elle indique que l'H-JU voit dans l'hôpital neuchâtelois un partenaire avec lequel il est possible de travailler pour garder des volumes suffisants de prestations non-universitaires. « Ce n'est donc pas de démantèlement qu'il s'agit, bien au contraire: tenter de renforcer la place de l'H-JU est ce pour quoi nous nous battons ». /jsr

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