Sanglier, chevreuil, lièvre et lynx au menu

St-Hubert avait rendez-vous aux Breuleux. Samedi après-midi, la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs a tenu son assemblée générale dans les Franches-Montagnes. Elle regroupe environ 370 chasseurs et une quarantaine de personnes en formation. La saison, qui s'est ouverte le 16 juin, a pris fin le week-end dernier. Le plan de chasse a été respecté pour l’ensemble des espèces. Selon les premiers chiffres, 45 chamois, 1200 chevreuils et 430 sangliers ont été abattus dans le canton.

 

Les sangliers ont causé moins de dégâts

Etienne Dobler, le président de la Fédération, souligne que la population de sanglier est toujours importante, même si les dégâts dans les champs l’année dernière ont diminué. Le chasseur explique que la saison a été prolifique en nourriture. Les chênes et les frênes étaient porteurs de nombreux fruits. Pourtant la pression sur l’espèce ne va pas être limitée, puisque Etienne Dobler rappelle que le sanglier se déplace énormément. En un printemps, « on peut avoir des taux d’accroissement de population qui avoisine les 300% », selon lui.

 

Le lièvre se fait toujours rare

Depuis 2013, le canton du Jura a mis sur pied un plan d’action pour sauver le lièvre. Plusieurs mesures ont été prises comme l’interdiction temporaire d’abattre l’animal, la création de biotopes et la diminution de la population de renards. Malheureusement, l’espèce ne s'est pas développée depuis. Etienne Dobler explique que la météo catastrophique du printemps dernier a eu des conséquences sur le taux de reproduction.

 

Le lynx dans nos forêts

Il a les oreilles pointues et un regard perçant. Le lynx vit dans nos forêts depuis déjà une trentaine d’années. Pourtant, rares sont ceux qui ont pu l’observer. Dernièrement la présence d’un lynx a été constatée à Glovelier. L’espèce profite de l’accroissement du nombre d’ongulés dans la région. De ce fait, sa population tend aussi à augmenter. Etienne Dobler considère que sa présence est une bonne nouvelle pour la faune jurassienne, « si un animal aussi emblématique de nos forêts réussit à retrouver sa place, c'est qu’il y a un mieux ». Mais le lynx entre en concurrence avec les chasseurs pour les chamois et les chevreuils. L’animal mange un ongulé par semaine. Cette situation ne semble pas inquiéter le président de la Fédération, puisque le chamois et le chevreuil sont deux espèces très dynamiques. /nqu

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