Les grandes machines de l’A16 sur la touche

Les ouvriers mettent la touche finale sur l'A16 (ici sur l'aire de repos de Boécourt). Zoom sur « Les ouvriers mettent la touche finale sur l'A16 (ici sur l'aire de repos de Boécourt). » (touche ESC pour fermer)
Les ouvriers mettent la touche finale sur l'A16 (ici sur l'aire de repos de Boécourt).

Fin de route pour les engins de chantier utilisés sur la Transjurane. Plusieurs entreprises de génie civil de la région ont investi dans des grosses machines spécialisées pour les travaux de l’A16. Mais avec l’ouverture de l’autoroute l’année prochaine, les appareils se retrouvent à l’arrêt. Après 28 ans d’activité sur le tronçon, les entreprises de construction de route doivent gérer une transition délicate.

Trop de machines pour trop peu d’employés

PMB construction SA à Boncourt est l’une des dernières entreprises à travailler sur l’A16. Ses employés réalisent actuellement l’aire de repos de Boécourt. Le chantier de l’autoroute équivaut encore 50 à 60 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. La société qui a compté jusqu’à 100 employés au plus fort de l’A16 en dénombre 35 aujourd’hui. Une réduction qui est conséquente à la fin des travaux sur la Transjurane. Le parc machines, lui, pâtit de cette diminution du personnel : « Nous pouvons encore utiliser certaines machines mais les plus spécifiques sont très peu sorties. Nous sommes un peu suréquipés », avoue le directeur de l’entreprise boncourtoise, Michaël Barberger. Toutefois, ces engins peuvent encore être utilisés ponctuellement pour des travaux particuliers. Selon Michaël Barberger, « avoir ces machines reste un atout pour les gros œuvres ».

La location pour éviter un surplus

À Moutier, l’entreprise Hänzi SA a opté pour une autre solution lors des travaux : « Nous avons acheté peu de machines. Nous avons loué la plupart des engins pour éviter un surplus à la fin du chantier », explique Fredi Hänzi, le directeur de l’entreprise. Le volume de travail actuel de la société de 100 employés sur l’A16 correspond à 20 % de son chiffre d’affaires.

Quels chantiers après la Transjurane ?

Le chantier a permis à plusieurs entreprises de génie civil de la région de se développer. Aujourd’hui, il faut se réadapter et trouver où utiliser les machines achetées pendant le boum de l’A16. « La fin de la Transjurane ouvre des perspectives dans le domaine du génie civil », estime le chef du Service des infrastructures du canton du Jura. « Il faudra notamment refaire toutes les routes cantonales qui ont souffert des ponctions dues à l’autoroute ces dernières années », précise Jean-Philippe Chollet. Les tunnels doivent aussi être refaits. Dès cette année, un budget sera attribué par la Confédération pour la remise en état de certains tunnels dont ceux sous les Rangiers. Enfin, l’autoroute doit être entretenue. Le Canton du Jura alloue un budget de dix millions de francs par an pour l’entretien et l’exploitation. /lbr

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05.12.2016
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