Les Gens du voyage paieront les dégâts qu’ils occasionnent

Avec le printemps refleurit la problématique des Gens du voyage. Mercredi matin, à l’heure des questions orales au Parlement jurassien, Damien Lachat est monté à la tribune pour faire part de son étonnement, voire de son exaspération. L’élu UDC voulait savoir qui prendrait en charge le coût des campements sauvages qui s’annoncent.

Le député s’est dit surpris d’apprendre que le Gouvernement avait décidé de se passer d’une aire d’accueil provisoire des Gens du voyage étrangers après le non-renouvellement de l’accord avec Innodel. Habitant de Bassecourt, il a rappelé que pendant des années, son village où se situait l’aire d’accueil s’était vu répondre qu’il était impossible de s’en passer.

L’agrarien s’est également irrité de voir la responsabilité des aires d’accueil définitives désormais attribuée au Parlement. Le plénum devra se prononcer sur la fiche du plan directeur qui propose deux sites pour les Gens du voyage suisses et étrangers.

« C’est le processus normal », rétorque le ministre Michel Thentz. « Il ne s’agit pas de refiler la patate chaude ». Le président du Gouvernement explique également que la solution retenue est celle qui paraissait la plus sensée au vu de la situation. Se lancer à la recherche d’un emplacement pour une aire d’accueil provisoire aurait mobilisé trop de forces, d’énergie et d’argent pour une seule année, puisque le site définitif devrait voir le jour en 2016.

Enfin, concernant les campements sauvages, le ministre indique que les éventuels dégâts qui pourraient en résulter seront avant tout à la charge des Gens du voyage. /iqu

Partager
Link
Météo