« Le gros chantier de la législature »

Refonte de l’évaluation des fonctions. Le Service des ressources humaines du canton du Jura a présenté vendredi matin à la presse le nouveau système. L’actuel est obsolète et date de 1985. Il se présente sous la forme d’un tas de fiches dans un classeur. Il s’agit, selon le Ministre du personnel, Michel Thentz, du « plus gros chantier de cette législature pour ce service ». Il a fallu faire le point sur l'ensemble des fonctions des 3 à 4'000 employés de l’Etat, ainsi que des institutions partenaires. Cette révision complète de la politique salariale cantonale offrira plus d’égalités de traitement entre toutes les catégories de personnel. Une commission paritaire, regroupant le Gouvernement et les syndicats, a retroussé ses manches pour appliquer une méthode moderne : Abakaba, reconnue par le Bureau fédéral de l’égalité.

Le Jura montre ainsi l’exemple en développant une systématique plus simple et égalitaire. Les quatre critères et les nombreux sous-critères ne laissent plus de place à la subjectivité, et donc aux recours que le canton perdait régulièrement.

Les employés ont reçu vendredi matin par courrier la notification de leur nouvelle classe salariale. La majorité, 40%, ne voit aucun changement. 37% auront droit à une augmentation de traitement. Alors que 23% baisseront de classe. Mais pour éviter de diminuer des salaires de manière trop nette, un droit des acquis sera appliqué, soit le statu quo pendant deux ans.

Les employés ont dorénavant 40 jours pour obtenir davantage d’explications sur leur nouveau traitement. Ce système d’évaluation des fonctions doit entrer en vigueur en janvier 2016. Il a coûté 2,4 millions de francs à l’Etat. Il pourrait aussi s’appliquer aux communes.

 

Un syndicat satisfait

La Coordination des syndicats était partie prenante dans l’élaboration de ce projet. Elle se montre dès lors satisfaite. L’Association du personnel de la République et canton du Jura apprécie que ce système évalue la fonction, et non comme auparavant les personnes. Il permet plus de transparence. Mais son président, Alain Mertz, déplore la baisse de classe pour 23% du personnel. /nqu

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