Critique sur la future ligne Delle-Belfort

La ligne Delle-Belfort à nouveau au cœur du débat. Christian Proust a remis la semaine dernière un rapport à la mairie de Danjoutain en France voisine. Le politicien belfortain est opposé au projet de réouverture des 22 kilomètres de rail entre Boncourt et Belfort. Il vient de saisir le Tribunal administratif. Selon l’ancien président du Conseil général du Territoire de Belfort, ce projet est trop onéreux. Il a été estimé à 120 millions d’euros. La Confédération et le canton du Jura en paieraient environ le quart. Une convention a été signée en septembre entre les autorités suisses et françaises. Les travaux devraient commencer cet automne pour une ouverture de la ligne en 2017. Cette voie permettrait de relier le réseau suisse à la gare TGV de Belfort.

L’homme de gauche avance que l’investissement de départ sera trop conséquent par rapport à la fréquentation. Il assure que les porteurs du projet ont transmis des informations erronées notamment sur la cadence des trains. Selon lui, « il n’y aura pas un train à la demi-heure aux heures de pointes ». Cette ligne serait « très inefficace pour les Belfortains ». Les correspondances avec la gare TGV de Belfort ne seraient également pas adaptées. Enfin, Christian Proust minimise les estimations du nombre de frontaliers qui pourraient utiliser cette ligne pour se rendre au travail en Suisse. Pour lui, ce dossier n’a pas été traité de façon transparente.

 

Un avis qui ne surprend pas

Le ministre des Transports, Philippe Receveur, ne se dit pas surpris par l’avis de Christian Proust : « il a toujours eu de l’animosité envers ce projet ». Pour le moment, ce dossier est mis à l’enquête. Chacun peut dès lors donner  son point de vue. Selon le ministre, les informations de l’ancien président de la société des bus du territoire de Belfort ne sont pas à jour. D’ailleurs pour le moment, le projet porte sur la réouverture d’une infrastructure. Il n’est pas encore question d’horaire, selon Philippe Receveur pour qui l’offre conditionne la demande. On ne peut pas supposer que les frontaliers ne prendront pas le train, puisque pour le moment cette option n’existe pas. Il souligne que dans le Jura l’augmentation du nombre de trains sur le réseau a permis de doubler la fréquentation. /nqu

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