« Les coups ne sont pas une solution d’éducation »

Des parents ont été reconnus coupables de lésions corporelles simples ce mardi par le tribunal de première instance à Porrentruy. Le juge pénal Jean Crevoisier a condamné les deux prévenus à 15 jours-amende (à 40 francs pour la mère et 50 francs pour le père) avec sursis pendant deux ans, ainsi qu’à une amende de 570 francs chacun pour les frais judiciaires. A l’automne 2013, deux incidents ont prouvé que les parents ont usé de coups sur leur fille mineure à l’époque. Accusés également de violation du devoir d’assistance ou d’éducation, les prévenus ont par contre été libérés de cette infraction. Le juge a estimé que ces comportements n’ont pas mis en danger le développement physique et psychique de la victime, aujourd’hui majeure.

Dès le départ, la jeune femme n’avait pas souhaité prendre part à la procédure en tant que plaignante. Elle a donc été interrogée comme témoin ce mardi par le tribunal de première instance. « Vous avez dépassé les limites de la législation suisse dans l’éducation de votre enfant. Même si elle n’a pas porté plainte, ces faits ont été prouvés et sont donc poursuivis d’office. Vous reconnaissez aujourd’hui vos erreurs. Les coups ne sont pas une solution d’éducation. Vos relations sont à nouveau bonnes avec votre fille, mais vous devez tout de même être jugés pour ce que vous avez fait », a déclaré Jean Crevoisier.

Ayant quitté le domicile parental en fin d’année 2013, la victime avait été placée en foyer. Les relations s’étant désormais assainies et améliorées avec ses parents, elle va retourner vivre chez eux dès le 1er mai 2015. /afa

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