Une carte pour lutter contre le travail au noir ?

Une mesure qui ne serait pas 100% efficace. La réponse du Gouvernement jurassien est claire : il est favorable à l’utilisation de cartes professionnelles contre le travail au noir, mais pas de n’importe quelle manière. Ce sujet a été soulevé au mois de février dans une question écrite, par le député PCSI David Eray. Le texte demande notamment si ce moyen de lutte contre les emplois non-déclarés pourrait être introduit dans les entreprises jurassiennes.

Les cartes professionnelles sont en effet déjà utilisées ailleurs en Suisse romande. À leur initiative, des sociétés du bâtiment des cantons de Vaud et de Genève l’ont instaurée. La carte est reliée à une banque de données et permet de démontrer qu’un travailleur est bien annoncé auprès des institutions sociales.

Dans sa réponse, le Gouvernement affirme donc être favorable à cette initiative. Il explique néanmoins que l’utilisation de ce système n’est pas de son ressort et qu’il impliquerait une modification du droit fédéral. L’exécutif indique, par ailleurs, qu’une carte professionnelle n’est pas une garantie absolue contre les infractions. Des travailleurs pourraient par exemple frauder en se passant une carte, selon Boris Rubin, le chef du Service des arts et métiers et du travail ad intérim.

Le dispositif de lutte peut donc encore être amélioré, selon les autorités, mais elles attendent maintenant les conclusions de la révision de la loi sur le travail au noir actuellement en cours. /jsr

 

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