« Des victimes fracassées »

Des victimes marquées à vie dans leur âme et dans leur corps. L’audience des deux tentatives de brigandages qualifiés s’est poursuivie mercredi après-midi avec le réquisitoire au Tribunal de première instance à Porrentruy. Sept jeunes hommes de la région sont assis sur le banc des accusés. Ils ont participé au braquage du Relais du Peu-Péquignot au Noirmont ou à celui de la banque Raiffeisen de Bassecourt en 2013. Deux sont impliqués dans les deux cas.

 

Des agressions violentes

Le réquisitoire a jeté une lumière crue sur un terme juridique. Derrière les tentatives de brigandages qualifiés, on découvre des victimes traumatisées par l’horreur vécue. La procureure Valérie Cortat parle de « victimes fracassées ». Au Peu-Péquignot, les trois malfrats, qui minimisent les coups, ont étranglé la sommelière. Elle porte encore la cicatrice. L’un d’entre eux, a, selon ses dires rapportés par un tiers, tiré un penalty dans le visage de cette femme. Quant à la restauratrice, elle a reçu dès le début de l’agression un coup à la tête avec un pistolet factice. La patronne a alors perdu connaissance. L’attaque a mis en danger de mort les deux plaignantes. L’agression a pris fin grâce à l’intervention d’un tiers.

La violence est aussi au rendez-vous dans l’affaire de la Raiffeisen de Bassecourt. Les deux malfaiteurs, dont un était présent au Noirmont, n’ont pas hésité à frapper les deux employés pour finalement repartir les mains vides.

 

Entre prison ferme et sursis

La procureure a requis 7 ans d’emprisonnement pour le cerveau des deux brigandages, 5 ans pour l’un des auteurs du Noirmont, et 3 ans dont 6 mois fermes avec un sursis partiel pour le 3ème agresseur, qui semble regretter sincèrement ces actes. Le 4ème homme, l’informateur, est considéré comme coauteur et encourt une peine de 2 ans avec sursis. Pour le brigandage de la banque, le second braqueur risque 15 mois de prison avec sursis. La procureure a demandé pour l’autre complice un peu plus, 20 mois de peine privative avec sursis, puisqu’il a aussi commis une vingtaine de cambriolages. Enfin, le dernier prévenu pourrait obtenir 120 jours-amendes avec sursis. /ncp

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