Un comité jurassien s’oppose à la LRTV

Vincent Gigandet, directeur de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien, et Yann Rufer, président du PLRJ Zoom sur « Vincent Gigandet, directeur de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien, et Yann Rufer, président du PLRJ » (touche ESC pour fermer)
Vincent Gigandet, directeur de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien, et Yann Rufer, président du PLRJ

« Non à la nouvelle redevance Billag ». C’est sous ce nom qu’un comité jurassien s’est formé pour s’opposer à la modification de la Loi fédérale sur la radio et télévision, soumise à votation le 14 juin. Il réunit une cinquantaine d’adhérents, des chefs d’entreprise et des parlementaires notamment. Le président de ce comité, Yann Rufer, également président du PLRJ, et Vincent Gigandet, directeur de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien, ont présenté leurs arguments vendredi à Porrentruy.

Deux aspects mis en évidence

En préambule, les opposants précisent qu’ils ne sont pas contre le service public ni contre les médias régionaux mais qu’ils ne sont pas d’accord avec la manière dont est conçu le financement de cette redevance. Ils estiment que le nouveau système va instaurer « une double imposition pour des services qui ne sont pas systématiquement utilisés ». Selon les adversaires de la nouvelle LRTV, un chef d’entreprise devra à l’avenir payer deux fois à titre privé et professionnel. Ils soulignent « un transfert de la charge de cette redevance vers les entreprises alors que ce ne sont pas les premières bénéficiaires ».

Le comité d’opposition relève également le passage d’une redevance à un impôt « avec un fort risque de l’utiliser comme un levier pour percevoir des fonds ». Ils craignent qu’un « chèque en blanc » ne soit donné à la Confédération qui pourra ensuite augmenter cette taxe à sa guise. /jpp

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