Le second brigandage des Vacheries devant la justice

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Un prévenu comparaît pour brigandage qualifié et éventuellement séquestration devant la justice jurassienne.

Le Tribunal pénal de première instance, à Porrentruy, se penche sur une affaire de brigandage jeudi. Un ressortissant serbe de 74 ans comparaît devant la justice. L’homme est accusé de brigandage qualifié et éventuellement séquestration, en tant que coauteur. Les faits remontent au 18 août 2012. Des malfrats ont commis leur forfait au préjudice d’un couple de personnes âgées aux Vacheries, sur la commune des Genevez. Le prévenu aurait véhiculé en voiture les malfaiteurs sur place, aurait remis une paire de menottes à l’un d’eux et les aurait attendus pendant qu’ils entraient dans la maison et violentaient la femme tout en menaçant le mari. L’homme a déjà été condamné à de nombreuses reprises pour escroquerie et trafic de drogue, notamment, et a passé une bonne partie de sa vie en prison.

Le couple avait déjà été victime d’un premier brigandage qui aurait été commis par la même bande – mais sans la présence du prévenu – cinq mois plus tôt. Durant l’audience jeudi, la femme a raconté qu’elle avait reçu des coups et avait perdu connaissance lors des faits d’août 2012. « J’ai vu la mort de près » a-t-elle dit. La victime souffre encore de crises d’angoisse. Quant à son mari – qui était invalide – il est décédé en janvier dernier.

Condamnation ou acquittement

Le prévenu nie les faits et affirme qu’il était en Serbie le 18 août 2012. Pour la procureure, en revanche, sa culpabilité ne fait aucun doute. Elle s’appuie sur des traces d’ADN du prévenu qui ont été retrouvées sur les menottes qui ont entravé la victime. Elle a également relevé les liens entre l’accusé et les autres membres de la bande qui sont suspectés de faits similaires en France voisine. La procureure a demandé une peine de trois ans et demi de prison.

L’avocat de la plaignante a parlé du « procès de l’ignominie et de la bassesse du prévenu ». Quant à l’avocat de la défense, il a demandé l’acquittement de son mandant. Il estime qu’il n’existe aucun élément matériel qui démontre la présence du prévenu sur place. Quant à l’ADN retrouvé sur les menottes, il a pu être déposé, selon lui, via des effets personnels du prévenu laissés dans la voiture, comme l’affirme l’accusé. Le jugement sera prononcé mardi à 11h. /fco

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