Pierre Kohler réagit aux attaques

Pierre Kohler dit être tombé des nues. Lorsqu’il a appris vendredi un dépôt de plainte pénale pour escroquerie à son encontre par un carrossier de Delémont, qu’il considérait comme l’un de ses amis, il n’a pas compris. L’ancien maire de la capitale jurassienne affirme avoir uniquement œuvré au sauvetage du commerce de cet homme. Il a « la conscience tranquille » et aucun doute sur les futures conclusions de la justice. Il déplore toutefois cette attaque qui l’accable en pleine campagne pour le Conseil des Etats et qui risque de laisser des traces, quel que soit son épilogue.

Totalement surpris

Pierre Kohler n’était pas au courant de cette plainte avant qu’un journaliste ne lui en fasse part vendredi. Un conseiller national l’avait déjà averti deux jours plus tôt, avant même le dépôt de la plainte, qu’il avait eu vent d’une action à son encontre, mais l'ex-ministre n’en avait alors aucune connaissance. D’ailleurs, il n’a toujours pas eu la plainte sous les yeux et nous dit donc pouvoir difficilement se défendre des accusations portées à son encontre sans en connaître la nature exacte.

« Je l’ai sauvé de la faillite »

Pierre Kohler est d’autant plus surpris qu’il estime avoir porté secours à un ami. « J’ai bossé comme un malade pour sauver sa boîte », nous a-t-il confié. Alors que le carrossier était en défaut de paiement, l’ancien maire de Delémont se serait porté caution, avec une importante somme d’argent bloquée sur plusieurs années. Pour ce faire, il aurait acquis l’entier des actions pour 1 franc symbolique chacune. Il s’en explique : « Elles ne valaient rien, l’entreprise étaient en faillite ». Il aurait ensuite réussi à redresser la barre et accepté de revendre les actions au carrossier pour 50'000 francs, alors que selon lui, elles en valaient alors 100'000.

Des traces indélébiles

Pierre Kohler ne s’inquiète pas des suites judiciaires. Pour lui, il n’y a pas matière à être condamné. Par contre, quelles que soient les conclusions de la justice, il se préoccupe des méfaits de cette affaire sur sa réputation. Il relève par ailleurs que cette plainte est lancée 12 ans après les faits, en pleine campagne pour le Conseil des Etats, à une semaine du Congrès du PDC Jura qui doit valider sa candidature. Peu de chances que ce soit un hasard, selon lui… /iqu

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