Violence domestique dans le Jura : une réalité

Des chiffres qui font froid dans le dos. Le Département de la direction de la police bernoise a communiqué lundi les statistiques sur les violences domestiques. En 2014, les forces de l’ordre sont intervenues en moyenne trois fois par jour pour des cas de violences à l’intérieur d’une famille, ce qui représente 1065 interventions.

Le Jura est aussi confronté à cette problématique avec 147 infractions constatées en 2014. Derrière ce chiffre, se cachent des femmes, des enfants et des hommes maltraités par des proches. Par violences domestiques, on entend l’exercice ou la menace de violence dans un couple actuel ou passé, entre parent et enfant, ou entre personnes ayant un lien de parenté. Les actes peuvent aller jusqu’à l’homicide. Le plus souvent, il s’agit de menaces, d’injures et de lésions corporelles simples. Ces dernières années, le nombre de ces infractions est resté stable. Pour qu’un cas soit enregistré dans les statistiques policières, il faut que la victime porte plainte ou alors que l’infraction soit poursuivie d’office. Si un agent de la police, alerté par un voisin, constate que la personne porte les marques de violence, l’affaire est transmise au Ministère public.

 

L'oreille attentive du Bureau de l'égalité

Mais beaucoup de cas ne parviennent pas jusqu’à la police. Loin de l’uniforme, le Bureau de l’égalité offre une oreille attentive aux victimes. La permanence accueille ces personnes puis les aiguille vers d’autres organismes. Pour éviter les récidives, ce service pense aussi aux auteurs de violence. Dès l’année prochaine, ils pourraient suivre des thérapies mises sur pied par le Service neuchâtelois des auteurs de violence. Un accord devrait être signé dans les mois à venir, selon Angela Fleury, cheffe de service du Bureau de l’égalité.

 

La LAVI : une première aide pour les victimes

La LAVI, le service d’aide aux victimes d’infraction, accueille aussi toutes ces victimes qui parfois n’osent porter plainte de peur de représailles. Ces dernières années, une soixantaine de personnes se sont adressées à ce centre de consultation, qui oriente la victime vers un psychiatre, un avocat ou encore auprès de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte. La LAVI les accompagne aussi dans toutes les procédures pénales. Le centre prend également en charge financièrement certaines démarches. /ncp

 

Les contacts à retenir

La LAVI à Delémont : 032.420.81.00

Le Bureau de l’égalité à Delémont : 032.420.79.00

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