Annoncer un radar : une pratique fréquente mais illégale

Un phénomène répandu, mais pas légal. De plus en plus de groupes inforoutes apparaissent sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Différentes informations sur le trafic routier y sont partagées, telles que les embouteillages, les travaux ou les accidents mais aussi les radars et contrôles de police. Selon la loi sur la circulation routière, quiconque avertit publiquement les usagers de la route de contrôles officiels du trafic est punissable d’une amende.

Un avertissement « public »

Le terme public concerne « toutes les personnes qui dépassent le cercle familial ou les proches » d'après Yves Gerber, responsable de la communication au TCS. À partir du moment où l’on s’adresse à un large public comme sur les réseaux sociaux, « on peut partir du principe que l’on dépasse largement ce cercle ».

Une pratique suivie de près par la police jurassienne

La police jurassienne n’a pas encore dénoncé de cas au ministère public. Selon Damien Rérat, commandant de la police cantonale, il n’est pas exclu que les forces de l’ordre le fassent prochainement en raison de l’ampleur que prend cette pratique. Il souligne que les amendes peuvent être salées. Certains cantons sont toutefois plus stricts que d’autres. Un internaute zurichois a récemment été condamné à une amende de 1'000 francs pour avoir averti de la présence d’un radar sur le réseau social Facebook. /alr  

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