L'appel culturel de Bernard Comment

« Il devrait y avoir dans le Jura un vrai grand musée des beaux-arts ». Bernard Comment lance mardi un pavé dans la mare sur RFJ. L’écrivain ajoulot établi à Paris nous a accordé un entretien alors qu’il passait quelques jours de repos dans son Ajoie natale. Il souhaite que le canton se montre plus ambitieux sur le plan culturel.

Bernard Comment estime que « si le Jura veut un jour changer de statut, il faudra qu’il ait une offre culturelle très nettement améliorée ». L’un des ambassadeurs du canton regrette encore les échecs de l’auditorium de Courtemautry et des projets de Rémy Zaugg à la maison Turberg à Porrentruy. Pour lui, « il faut bâtir un musée des beaux-arts, avec des collections permanentes » pour mettre en valeur les trésors de la culture jurassienne.

« L’art et l’architecture font déplacer les foules »

Autre patrimoine sur lequel l’écrivain estime que le Jura doit se montrer ambitieux: les dinosaures. Bernard Comment regrette que « la perspective de recourir à un grand architecte (n.d.l.r.: Mario Botta) » dans le projet Jurassica « ait été visiblement abandonnée », ce que dément Christine Salvadé. La cheffe de l’office de la culture explique « qu'il faut effectivement débloquer la situation de l'emplacement de Jurassica, mais on s'y attache. J'espère qu'il y aura un vrai geste architectural pour ce musée ».

Bernard Comment est convaincu que « l’art et l’architecture font déplacer les gens ». Dès lors, il souhaite qu’une personnalité jurassienne « fasse un appel pour réunir les gens qui ont de l’argent dans le Jura. Réfléchissons à ce que l’on pourrait faire si l’on parvient à réunir 60, même 100 millions de francs. Je sais que c’est compliqué ». Lui ? « Peut-être plus tard, j’ai encore dix ans de travail devant moi. Mais j’aimerais rendre un jour quelque chose au Jura pour ce qu’il m’a donné », glisse encore l’écrivain jurassien établi à Paris depuis un quart de siècle. Christine Salvadé appuie l'idée, tout en précisant « qu'on est plus à l'époque où les projets sont le fait d'une seule personne. La recherche de fonds privés est un savoir-faire, c'est un travail d'équipe sur lequel on doit travailler dans le Jura pour convaincre les investisseurs ».

L'idée est (re)lancée, Bernard Comment y croit, Christine Salvadé préfère y aller « un projet après l'autre », mais « pourquoi pas d'ici quelques années ». /clo

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